A chaque tour, à chaque passe, les proies fondent sur les axes mathématiques de la pensée, sans qu'aucune de leurs actions ne puisse les délivrer du froid murmure qui couvre leurs corps et conduit leurs âmes au sein des trajets fugaces, qui les mènent vers les infinis froids des océans de la voie lactée.
Un, deux ; trois coups... c'est toujours le même type qui frappe à ma porte quand, bein' alone, je ne veux que m'endormir. J'ai beau lui parler et lui dire que je veux fermer les yeux, il ne s'arrête pas, tape encore, tape en touche.
Un, deux : trois coups. Comme au théâtre. Sinistre coïncidence.
Et tour à tour séduisants, les infirmes pénètrent mon foyer pour y dormir, s'y reposer. Je n'ai pas de cheminée, alors ils grelottent parfois, et je n'allumerai pas le chauffage : ça coûte trop cher. Pour autant, chacun à notre façon, nous rejetons très loin de nous nos idées noires et nos concepts variolées. Et la variole, c'est pour les pauvres.
Atours primant sur le reste, riches de gestes et grands d'Amour... je me rappelle de ce jeune soleil qui, une fois la main levée, avait jeté au-dessus de nos têtes des mots plein de l'avenir, cet Avenir dans lequel on croyait...
... et je repense à chaque fois à ce moment, où quelqu'un cria qu'on n'avait plus le droit, nous tous, de se l'accorder...
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