Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
Historique : 28 mai 2012, 8 novembre 2015 - "Embarcadères, débarcadères" | 8 novembre 2015, 2 août 2016 - "Histoires de Filles" | 30 août 2016, 29 janvier 2017 - "Qui suis-je ?" | 16 septembre 2017, 27 juin 2018 - "Renaissance" | 27 juin 2018 : Restructuration

30 novembre 2015

I. de la première femme

"Il faut cultiver son jardin."

Quand ils parlaient, avec leurs grands mots, je voyais dans leurs grands yeux de belles vérités ; de fantastiques choses que je pourrais, un jour, raconter à mon gamin. Et, tant que je pensais à mon frère, j'y croyais, à ces conneries, parce qu'elles prenaient sens tant qu'il était là. Il était beau et jeune, il fumait comme un pompier, il avait cette manière de plisser les yeux, de chanter cet om en son coeur intérieur qui me faisait vibrer.

Mon amant a fait la même chose des dizaines de fois. Il a écarté ses sourcils en des arcs vides, et je voulais tellement voir plus : le voir se distinguer au milieu de la foule, écarter les connards qui lui marchaient sur les pieds, pousser du sien mon coeur vide, voire peut-être le ramener vers une sorte de conscience, mais il n'a pas su.

Je l'ai épousé.

Je ne saurai jamais expliquer pourquoi j'ai fait ça. Je crois que j'avais besoin.

Un coeur en perte de repères, un coeur seul, et - comme je le croyais à l'époque - malade, avait besoin d'un chevet au sein duquel tenir sa guilde. Je me suis trompée. J'ai côtoyé le mauvais type. Sans le vouloir, j'ai plongé ma propre famille au milieu du néant.

Enfin, pour conclure, j'ai le devoir de m'excuser : je veux m'excuser auprès de mon père, que j'ai trahi, auprès de ma soeur, que j'ai détruite, auprès de mes demi-frères et de ma demi-soeur, qui ne savent plus qui je suis, puis, auprès de ma mère, qui pleure chaque jour mon cadavre et ce choix funeste qui m'a entraîné aux tréfonds des abysses.

Et, enfin, je dois m'excuser en face de mon frère, le seul amant que j'ai jamais eu, qui n'a jamais prononcé un seul mot, qui a été digne du début à la fin, alors que je le poignardais par derrière, et que, sans un mot, je le laissais mourant sur les sols froids de ses divers appartements.

Je ne sais plus qui je suis vraiment ; je l'ai su un moment, mais, maintenant, je suis une forme en pensées. Ma famille, mes amis, laissez-moi seule, puisque je sais, au final, que je n'ai fait qu'un seul choix, et ce choix le voilà en quelques mots :

J'ai épousé le bon
 

28 novembre 2015

Ω. en toutes incidences, il y a malheureusement un Homme

Hier soir encore, alors que j'essuyais mes larmes, je repensais à ce qui me maintenait en vie : la fac', les potes, la retraite qui se profilait doucement, le sexe ; les enfants, mes chimères abouties, inabouties, le savoir ; quelques danses arrachées en été, des maillots de bain : des collants ! culottes, jeans, make up, des garçons, en boîte de nuit, quelques préservatifs tantôt humides, tantôt percés, beaucoup de feuilles, sur lesquelles j'allais écrire... des cours, des poèmes aux rimes insipides, mais tant pis, c'est quand même les miens, des cours, même si ce ne sont pas les miens, des retranscriptions vides de sens dictées par des hommes et des femmes pleins de sens, mais incapables de me le prouver, des dessins, des seins, les miens gorgés de lait lorsque j'allaiterai, une voiture sur la route dans laquelle je me trouverai, écoutant la piste quatre du disque que joue mon mari à ma gauche, mes copines et leurs histoires que je compare aux miennes, nos mésaventures sexuelles, mon désarroi total face à la mort, les rêves creux que j'ai le dimanche matin après avoir picolé la veille et chauffé des garçons ; l'incompréhension qui envahit mes hémisphères cérébraux lorsque j'essaie de communiquer avec mon père - la joie soudaine et inexplicable qui me saisit quand je pense à ma mère ; l'euphorie maladive quand je me rends compte que je suis née orpheline ; la peur de mes nuits solitaires, loin de mon homme, parti travailler, mon homme, mon chéri, mon bébé, ma gaufre au sucre, la chocolatine qui emplit les heures silencieuses de ma courte existence, mon musclé en pâte d'amande, les membres qui me portent, son sexe aux contours violacés en face duquel toute résistance est vaine ; et puis l'arrière de mon crâne, ce faible tremblement qui jamais ne me laisse, me rappelle qui je suis, et puis moi dans la rue, moi à l'intérieur, moi chez moi, vernis à ongle, rouge à lèvre, douche et shampooing, après-shampooing, sieste la gueule ouverte, panini-sur-le-tas-avant-d'aller-bosser, moi et mes projets casse-gueule, moi toute seule dans les transports, avec le gros lourd qui me parle dans le dos, ou bien le gros bourré qui me suit à trois heures du mat', alors que toute seule j'ai supporté toute la nuit le plus con des types de la fête de Jean, et que j'ai picolé, et que j'ai souri, sans savoir ni à qui, ni à quoi ; et que j'y ai cru, sans même savoir envers qui, envers quoi ; que je me suis enfermée cent fois dans les chiottes pour pisser, me recoiffer, m'essuyer, me laver la gueule, me regarder dans la glace en me demandant si je suis ok ; si mes lèvres valent la peine d'être embrassées, si mes seins sont assez rebondis, et puis je me tourne à gauche, à droite, j'hésite, je doute, je ne sais plus, puis je me ressaisis : et alors je vois tout, je danse, je me sens bien, les ovaires en croissance orbitale, croissance incontrôlée, prête à accueillir et à donner la vie et l'amour ; et puis moi dans la cour de récré, gosse amusée amusante ; les coquillages, la neige blanche et fraîche, les fraises et les biscuits ; heures interminables assise derrière un bureau, à huit ans comme à vingt-huit ; un ordinateur en face des yeux... et puis internet et les séries, quelque fois drôles, souvent non, parfois tristes, souvent non, les mails et les nouvelles, les vidéos sans queue ni tête, les court-métrages et les blockbusters, les samedis soirs échangés autour de gamelles malsaines et les lundis en court-bouillon ; "court" "court" "long" "long" : le temps, qui m'occupe à chacune de mes actions, ce temps qui me happe et me bouffe, je croyais pourtant bien le connaître, personne ne nous avait mis en contact, mais je savais qui il était, depuis toute petite je le saluais nuit et jour ; et puis la fin, la toute toute fin, la toute toute toute fin, la seule chose qui me reste en tête, me trotte en tête, me suit et me hante :

"J'existe ; où es-tu toi, toi qui rêves et reposes en pensées, ton coeur délabré fixant le mien, lui caché derrière cette poitrine que les autres ne savent plus voir ?"

X. Pandore

"Dans la mythologie grecque, Prométhée vola le feu aux Dieux pour le donner aux hommes. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain de créer une femme faite de terre et d’eau."

***

Un jour, j'ai eu comme une illumination : je devais écrire. "Il" ne savait pas trop pourquoi, ce petit bonhomme dans ma tête, mais je crois bien que lui et moi, nous étions d'accord pour ouvrir une nouvelle page au sein de la vie morose que nous menions alors.

Elle reçut des Dieux de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. (...) on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seule l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux  hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe.
le lien

***

Etant moi-même peu aisé financièrement, et peu aidé pour trouver des sources de revenu, j'ai très vite comparé mon destin à celui de cette première femme, cette Eve, qui devait, dans l'erreur originelle, voir naître la multitude ; multitude d'expériences, de connaissances, d'expérimentations ; de douleurs et de joies inconsidérables.
Pour le nom « Pandore », il peut y avoir plusieurs significations : « celle qui a tous les dons » ou « celle qui est le don de tous les dieux ».
le déni

***

Je ne sais pas trop qui a créé le dieu polythéiste qui m'habite : je crois qu'il est venu à moi de par lui-même. J'aurais préféré être protestant ; voire même musulman ! mais je n'ai pas voulu tout ce qui m'est tombé sur le coin de la gueule... enfin... soyons honnêtes...


A la fin, il ne restera plus qu'une seule chose : ce que j'avais été au début.

Une Pandore en son état, non pas aveugle mais bien en tension,

Dans l'attente de vos joyeuses redondances,

Amante en choeur,

Souple, le coeur,

Pandore n'ouvre pas la boîte,

Car les Femmes savent trop bien ce qu'elle contient,

Et à la fin, il ne restera plus qu'une seule chose...

 Un Paul dans une boîte

Qui dort ?

17 novembre 2015

IX. bein' alone

Tour de passe sur tour de passe-passe, j'arrive à me fondre dans une masse dont je ne connais même plus les bords. Je me repais de chaque mot, et chaque idée nouvelle me plonge au coeur d'un boui-boui sanglant et prolifique, à tel point que je ne peux plus quitter la foule sans me sentir mal et désoeuvrée.

A chaque tour, à chaque passe, les proies fondent sur les axes mathématiques de la pensée, sans qu'aucune de leurs actions ne puisse les délivrer du froid murmure qui couvre leurs corps et conduit leurs âmes au sein des trajets fugaces, qui les mènent vers les infinis froids des océans de la voie lactée.

Un, deux ; trois coups... c'est toujours le même type qui frappe à ma porte quand, bein' alone, je ne veux que m'endormir. J'ai beau lui parler et lui dire que je veux fermer les yeux, il ne s'arrête pas, tape encore, tape en touche.

Un, deux : trois coups. Comme au théâtre. Sinistre coïncidence.

Et tour à tour séduisants, les infirmes pénètrent mon foyer pour y dormir, s'y reposer. Je n'ai pas de cheminée, alors ils grelottent parfois, et je n'allumerai pas le chauffage : ça coûte trop cher. Pour autant, chacun à notre façon, nous rejetons très loin de nous nos idées noires et nos concepts variolées. Et la variole, c'est pour les pauvres.

Atours primant sur le reste, riches de gestes et grands d'Amour... je me rappelle de ce jeune soleil qui, une fois la main levée, avait jeté au-dessus de nos têtes des mots plein de l'avenir, cet Avenir dans lequel on croyait...

... et je repense à chaque fois à ce moment, où quelqu'un cria qu'on n'avait plus le droit, nous tous, de se l'accorder...


Aimez-vous

14 novembre 2015

VIII. Mon corps sali est en recherche de l'abruti idiot qui lui a mis une balle dans le dos

Je te cherche.

Je sais qui tu es.

Je sais où tu vis.

Mes gouvernantes indécentes savent ce que tu as fait.

A qui tu l'as fait.

Je te cherche. Je sais qui tu es.

Je sais où tu vis.

Je vais te trouver.

***

Je ne crois pas avoir pleuré en apprenant à quel point stupide tu avais été. J'ai surtout pensé à mon amour passé, puis j'ai nagé au travers du gruyère fumeux de ma pensée, des heures ; puis j'ai remonté le temps et je suis revenu aux heures où j'ouvrais mon esprit et mon âme à ton corps abruti.

***

13 novembre 2015

VII. PROMO PROMO PROMO

PERIODE PROMO.
PROMO PREMIER PRIX.
***
UNE CHANSON ECOUTEE, DEUX REGLES ECOURTEES.*
 



PERIODE PROMO.
PROMO PREMIER PRIX.
***
UNE CHANSON ECOUTEE, DEUX REGLES ECOURTEES.

VII. Katie, la super journaliste | épisode A

Salut à tous, je suis Katie, la super-journaliste. Je milite pour le droit des femmes tout autour du monde. En Afrique, en Afganystan, en Belgique et même chez vous, les femmes sous soumises à d'atroces souffrances de la part de ces bâtard de fils de putes d'hommes, et donc, on se doit de vous défendre.

Je vous présenterai via ce blog (merci la Boîte du Paul qui dort) une série d'articles qui vous permettront d'y voir plus clair en vous, et de mieux appréhender les comportements de ces coincés du cul d'hommes qui parfois vous battent (!).

Voilà l'épisode A.

***
 
Lorsque j'ai rencontré Jimmy, il était une bête apeurée qui se cachait dans une ruelle au coin de Lafayetstr. et Johnson av.. Nous avons parlé de longues heures avant qu'il ose jeter loin de lui son duvet puant de pisse et de sperme séché, et réponde à mes questions. Le micro tendu sous ses lèvres, la main tremblante, et le sourcil non-épilé (profession de journaliste oblige), je lui posais quelques questions.


Katie : "Jimmy, voilà cinq ans que vous avez quitté New York après ce triple viol sur un mannequin. Qu'avez-vous appris ici ? et pourquoi ce départ ?


(Jimmy se fait pipi dessus, étend ses doigts sous son pénis lorsque l'urine coule, ramène ses doigts à sa bouche, goûte l'urine, puis à son nez, sent l'urine, puis se recoiffe avec son urine :)


Jimmy : "Vous savez, Katie, le plus dur dans le viol, ce n'est pas tant de violer... c'est de savoir que l'on viole. Un mannequin, c'est la pire des choses à violer : ça n'a pas d'âme. On fait face à soi, à ses défauts. Quand je violais des enfants ou des femmes mineures, la police ne m'interpellait jamais. Je sais par un ami ce qu'ils disaient sur moi : "ah ? Jimmy viole des femmes ? ah ah ! LOL ! allons boire un café", ou bien : "ah ? Jimmy viole des Ewoks ? eh bien ! ça me donne une idea : allons voir le dernier Star Wars !".


K. : "Je ne comprends pas trop. Dites-vous ici (are you saying) que personne ne s'intéressait à vous en tant que violeur ?"


J. : "Non, ce que je dis, c'est qu'ils voulaient que je sois un violeur modèle : que je viole des femmes. C'est comme ça que je me suis mis aux mannequins. Et je ne regrette rien."


(silence : Jimmy passe sa langue sur ses lèvres, et se met un doigt dans le nez. Katie déglutit puis se gratte le sourcil gauche)


K. : "Vous avez passé quinze ans en prison, il y a quinze ans, pour avoir dit sur Facebook que "les réseaux sociaux, c'est du caca", je cite. Depuis, avez-vous fait preuve de rédemption ?"


J. : "Oui, je me suis inscrit sur Twitter."


K. : "Twitter America ?"


(Jimmy trésaille)


K. : "Twitter America ?"


J. : "Non... Twitter Belgium"


K. : "Effectivement... on dirait bien que vous avez un problème avec la petite enfance."

***
 
Comme vous pouvez le constater, les dangereux hommes sexuels sont partout. Je ne saurais vous recommander qu'une seule chose : vous abonner à ma chaîne pour suivre mes prochaines émissions et ainsi savoir comment vraiment prendre soin de vous face à la menace qui rode alentours.
 
L'Homme est un loup pour l'Homme, c'est sûr. Mais la femme, dans tout ça, n'est pas concernée, et je crois qu'il faut vraiment que cet "Homme" comprenne que notre société doit s'épanouir loin de lui.
 
C'était Katie, en direct de chez moi.
 
Merci à LBDPQD.

VI. pour moi, la guerre n'est qu'une pouplée plastifiée, néocortex : nous voilà !

Le type qui m'a dit qu'il vendait son poumon gauche est mort ce matin. On était en contact depuis à peu près dix mois, ça devait se faire. J'ai pas trop compris comment, ou pourquoi, mais j'ai reçu ce simple SMS :

"jss mort lol ton pmon tu tle fou ds lcul mdr"

Il a joint une phot Instagr*** de lui mort, avec son poumon, sous le bras, comme s'il caressait un chat. Le truc était sanglant, suintant de lymphe ; j'ai vomi sur mon iBerrysung 6b+ , je vais devoir en racheter un autre. Fanny m'a dit que, lorsqu'elle a vomi sur son Nokumia, l'écran a tenu bon. Peut-être que je devrais changer pour cette marque. Je sais pas s'ils ont Candy Burst dessus... et puis je suis pas sûr que Sébastien aime assez ce type de portable pour avoir envie de me baiser quand il me verra trainer mes doigts dessus dans le RER X.

J'ai rencontré demain Piotr, c'est un russo-français, enfin c'est ce qu'il m'a dit : "yé sou-i yousso-flancé". Il m'a dit qu'il connaissait un type qui connaissait un type qui... bref : le poumon gauche, c'est toujours possible. Je dois normalement voir EnjoyPho**** demain soir pour finaliser les derniers épisodes de notre tuto : "s'épiler l'omoplate gauche", on devrait faire un bon milliard de vues avec ça, ça va me ramener environ 15€ (34€ pour elle), et je crois que pour quatre ans de travail, 15€, c'est pas cher payé. Je suis vraiment contente d'avoir enfin réussi à comprendre la valeur de l'argent et surtout, comment en gagner bien plus que tous ces ouvriers stupides et aphanalbêtes. Je crois que je commence à devenir adulte.

Cher journa... non, pardon, je m'égare. Je suis pas encore blonde.


Bref, le type qui m'a dit qu'il me vendait son poumon gauche est crevé. Pourtant, je me souviens de lui. Je sais pas, j'arrive pas à l'oublier. Ca me suit, partout, quand je marche, quand je pense à son poumon, en moi, quand je pense que, lorsque je respire, lorsque je parle, lorsque je chante, je parle un peu de lui. Ca me vient en tête, tout le temps, et pour autant, j'ai pas l'impression d'avoir triché, j'ai pas le sentiment de m'être foutue de ce gars mort... je me souviens de ce qu'il me disait, tout le temps, quand je lui demandais d'ouvrir grand la bouche pour espérer voir, derrière la luette, un petit bout de son poumon - je ne voyais rien, pas de poumon :

"Pour toi, la guerre n'est qu'une poupée plastifiée."

Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais j'ai brûlé Ken dans la cheminée il y a bien des années.

lol

11 novembre 2015

V. la vacuité de l'âme chez la femme

Des trois apparitions que l'esprit humain est capable d'engendrer, trois valent le détour.

Au-delà de cette constatation stupide et mortifère, un détail marque surtout le grand public.

Au travers du fait, mêlé au détail, on dégage une substance qui a une certaine valeur, et qu'on appelle...

éther

***


L'éther est la raison première de l'abandon chez la femme. Non pas parce que la femme est incapable de saisir la nature première de cette matière ; non : pas du tout. Mais bien parce que le composant, transposant au possible, transparent au possible, est indigérable et invomissable pour quiconque l'ingèrerait. La femme, donc, transposée dans ce melti-pot (pour ne pas dire "melting-pot") cruel, n'y trouverait aucune source tangible de repos.

Je crois bien que c'est cette distinction première qui effraie les hommes, et je pense que tout ce qui effraie les hommes m'intéresse. A partir du moment où ce sont de vrais mecs. Je crois que, nous tous, vous me lisant, ou vous morts, satinés du foie, de l'hémisphère droit, voire même du cortex néo-niquesamère-préfrontal ; nous avons une même idée en tête : la destruction totale du monde et de l'espèce humaine.

Si je vous disais, par exemple - par exemple, hein - que moi, non, tout va bien pour moi - bon, d'accord, y a des problèmes, etc., m'enfin bon - si je vous disais que tout va bien ; vous feriez quoi ? vous me tireriez une balle ?

Non. Vous le feriez pas. Pas parce que vous êtes stupides. Parce que vous ne l'êtes pas, justement. Et américains, encore moins. Le tout, c'est de savoir qui l'on représente.

La femme, de tous temps, a su qu'elle était stupide et bête. Et elle a su que l'homme pouvait la protéger, parce qu'il était stupide, mais pas bête. L'homme n'a jamais eu besoin de quelque chose pour avoir d'enfants.

L'homme a toujours eu pour but de survivre.

Vous, vous n'en avez cure. Les enfants seuls importent.

09 novembre 2015

IV. l'histoire des soeurs qui ne s'aimaient pas

I. un homme seul

Un type marche le long de la route. Un walk-man sur les oreilles. Du Balavoine. Lucie.

Une voiture passe. Deux. Deux, trois.

"Faut qu'tu comprennes" chante le chanteur au coeur des oreilles du type.

"Que tu te souviennes."

Le type lève le pouce. La bagnole s'arrête. Nationale 2, vers Quimpers.

"Vous allez où ?

- Paris ?

- Ah... je change avant. Je vous emmène si vous voulez.

- Excusez... vous changez après plutôt, nan ? Aux portes nantaises ? vous me laissez à Nantes ?

- ... ouais, ok, pourquoi pas."

Le type monte.


II. le tueur sur la route

"Hein ?

- Ouais, toi, fils de pute, viens voir."

Le gars continue de marcher, ne détourne pas le regard. Les rues de Rennes sont sombres et glauques, les nanas qu'il a laissées sont bien loin : s'il y a un viol, ce sera lui la victime. Mais enfin, il n'y aura pas viol. Nous sommes en France, après tout.

"Eh, pédé. Viens voir."

Il ne tourne pas la tête. La main qui s'abat sur son épaule. Il a compris. A la vie, à la mort. On raconte qu'à Lille, dans le Nord, il y a des hommes et des femmes qui sombrent sous les coups des connards abrutis qui, perdus, n'ont rien d'autre à faire que de se chercher au coeur des reins de leurs alter-égos ; car, comme disait Gainsbourg : "tu vas et tu viens, entre mes reins, et je me retiens". Enfin, "bref", c'est une autre histoire, un autre espace-temps, et pour l'instant c'est grave mal barré.


III. l'incohérence

Il sniffe un nouveau rail de coke. Il se souvient d'elle, qui le regarde au travers du prisme de ses souvenirs. Emma lui disait, à l'époque, que devenir fou c'était devenir soi.

Devenir soi... devenir soi le soir... combien de mensonges faudrait-il créer et crier à la face du monde pour, qu'enfin, le monde soit capable de croire en nous ? Ne pas avoir de vagin n'était pourtant pas source d'une quelconque déclaration de guerre... ne pas être fou non plus. Enfin, finalement, être clair sur ses pattes et sobre dans sa tête, malgré les litres ingérés, ne ferait pas de nous des humanoïdes acceptés par la Société, consciente et vulnérable. Nous serions les spectres stupides. Eux étaient déjà bien loin. Incohérence.


IV. Apparition

A l'heure du deuil, voilà que renaissent les horaires tumultueux qui détruisent tout être abord ; voilà que renaît le connard languissant qui dit toujours : "je t'aime" ; cet abruti malheureux qui ne fait rien d'autre que de te suivre, ce bâtard mourant et défaillant qui pourtant... pourtant... pourt... p...

...

... n'a jamais cessé de t'aimer.


V. La musique

Il joue une musique.


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 PS : "as a Zelda fan" ; je me dois de supporter ce beau gaucher talentueux, désolé mon petit blog.

08 novembre 2015

III. Ma Rivale

Après avoir appris que j'avais un vagin, et bien avant de savoir m'en servir, j'ai vécu une chose que vous, pauvres hommes stupides et ignorants, vous n'avez jamais connu : j'ai eu des ennemies. Uniquement des femmes, comme moi.

Pourquoi nous battons-nous ?

...

..

.

Je ne sais pas.

Non, vraiment, je ne sais pas. Nous nous battons entre nous parce que... parce que... nous sommes des femmes.

Eh oui... personne n'est parfait.


II. Je tue qui parle de moi

"Salut." 

Putain... elle est vachement mignonne... de jolis yeux, un joli nez, un joli front, une belle démarche, un coude qui se pose élégamment sur le bar, et puis elle tient debout, elle a pas trop bu, ça se voit, elle va prendre un bon truc, genre un vin blanc ? non, une bière blanche plutôt ? ou bien un shot. ouais c'est le genre à s'amuser, c'est le genre à prendre un cocktail tapé, type mojito-capirinho-swimmingpool-menthe.

"Excusez-moi ?

- Oui ?

- Oui ?"

Elle s'approche du barman et commande trois bières. Le type ne la quitte pas du regard.

Elle réceptionne les verres. Sourit au type. Lui sourit à lui. Disparaît.

Putain... trois bières... trois bières... où elle va ? qu'est-ce qu'elle fait ? avec qui elle est ? 

***

"Hé...


- Quoi ?

- T'as maté l'abruti qui t'as pas lâchée à partir du moment où t'es arrivée au bar ?

- Ouais..."

Elle pose les trois bières.

"Grave chiant."

L'autre rigole, tire une latte sur sa clope, tourne la tête vers la droite, et jauge son pote pédé dans les yeux. Brian acquiesce, un rictus imbécile sur la face. Elle comprend, et la regarde, puis :

"Les mecs, tous des gros cons, hein..."

L'espace d'un instant, elle voit la réalité en face, mais elle ne sait plus ce qui vaut le mieux : retourner vers ce gros connard de fils de pute et répondre à son bonjour... ou bien rester avec ces amis qui n'en seront jamais, et feindre toute sa jeunesse l'amour, la vie, et la fraternité.

Au fin fond de sa cervelle douce et blanchie, en écho résonnent ces quelques mots :

je tue qui parle de moi

I. Amour

Aucune femme n'a jamais aimé.

Messieurs, tenez-vous le pour dit : je vais raconter ici des choses que vous, les hommes, ne savez pas. Ces choses, je les sais parce qu'un simple fait nous distingue, vous et moi : l'amour. L'amour de la femme pour ce qu'elle est, et non pas pour ce qu'elle représente. Nous sommes très peu dans ce cas, et, étant qui plus est d'un groupe sanguin rare et d'une main dominante qui ne l'est pas, je pense être le narrateur idéal pour vous guider au-delà des faux-semblants et des branlettes inutiles de nos contemporains babas et illettrés qui pourtant font de leur vie un feuilleton indispensable pour la télévision que vos yeux abrutis ne cessent de regarder.

Enfin, bon. Je ne dirai pas "bref", ça me fait trop penser à cet abruti de Khojandi qui a cru qu'en racontant sa vie de merde il parviendrait à baiser des nanas.

Non, ici nous évoquerons le sujet tabou des quinze dernières années : les femmes.

Aucune femme n'a jamais aimé.

On mettra de côté les paydays et les abasourdis, c'est bien un NOME qui vous parle.

Si vous jetez un oeil à TOUS LES ARTICLES CI-DESSOUS, tenez-le vous pour dit : ILS FONT PARTIE DES "EMBARCADERES-DEBARCADERES". C'était la première partie de La Boîte du Paul qui Dort.

Tout ce qui commence ici concerne donc le sujet suivant : HISTOIRES DE FEMMES.

Si vous n'avez rien lu plus bas, vous n'avez rien raté : tout commencera pour ce nouveau sujet à partir de maintenant.

Si les embarcadères-débarcadères vous intéressent, je vous conseillerais volontiers de remonter au tout début de ce blog (article 1), là où tout commença.

Si vous êtes un NOME et que vous ne connaissez rien aux femmes, vous pouvez me suivre : je vais tout vous montrer.

Et si vous êtes une femme, et que vous savez tout sur vous-même... vous pouvez me suivre : je vais tout vous montrer, à nouveau, à la fois sur ce que vous n'avez jamais pu voir à propos de vous ; et puis à propos de ce que vous n'avez jamais cru possible quant à vos futurs envisageables.

Faites comme chez vous dans les Histoires des Femmes.

P.A.G.P.
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