Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
Historique : 28 mai 2012, 8 novembre 2015 - "Embarcadères, débarcadères" | 8 novembre 2015, 2 août 2016 - "Histoires de Filles" | 30 août 2016, 29 janvier 2017 - "Qui suis-je ?" | 16 septembre 2017, 27 juin 2018 - "Renaissance" | 27 juin 2018 : Restructuration

27 novembre 2014

Mais... vous êtes complètement cons #1

#1, parce qu'il faudra des milliards de # pour mettre en valeur toute votre connerie.

Je rentre dans le tram, un mec me dit :

"JijPMIJlciudsh"

Je lui réponds :


...

... en fait, je lui réponds rien.

Ce mec est con.

*****
Mon boss me dit :
 
"Robert, il est temps que tu prennes tes marques, nous sommes en 2014. Les grandes compagnies utilisent internet, il faut que tu maîtrises internet. Le langage HTML.
 
- Patron (je lui dis), je crois que vous oubliez quelque chose.
 
- Oui quoi ? dit le patron.
 
- Je crois que vous oubliez que je suis capable de penser.

- Et c'est-à-dire ?

- C'est-à-dire que vous devriez vous demander pourquoi je suis là. Ou bien c'est pour prendre mes marques, ou bien c'est pour prendre votre place. Dans le premier cas, oui, je serai votre chien et je serrerai, je pense, votre sexe avec ardeur entre mes cuisses. Dans le second, il s'avérera non pas que vous êtes trop vieux, mais bien que vous étiez trop con pour vous apercevoir que votre vie entière n'était qu'un cheminement stupide et ballot censé vous amener près du sommet de ce que l'on considère comme la pyramide du bonheur, pour ensuite vous en faire redescendre, car un être supérieur en méritait la place, et cet être supérieur, c'était moi. Le cas second étant échéant, et M. Bardonnier ayant approuvé aujourd'hui mon augmentation, je vous prierai de vider votre bureau instamment et de me léguer dossiers et subalternes, pour qu'à votre rang, je puisse - non pas - faire régner ordre et indulgence, - mais bien - mener une lutte de sang-froid afin de relever le niveau général de ce que la plupart de mes confrères, et soeurs, appellent "humanité", cette chose hideuse qu'ils imaginent dans leurs rêves, et trépignent d'impatience de croiser à leur travail ; ce qui n'a rien à faire en ce lieu, ni en cette PLACE."
 
Mon boss est bouche bée.
 
Hé, que voulez-vous, j'en ai rien à battre.

Je suis pas là pour casser des gens.

Je suis là pour casser du chien.

On dirait bien qu'y en a un qui bave moins.

+1.000 j'aime, non ?

Ah, non... je suis pas sur les réseaux mongoliens.

Désolé, utlisa... euh, pardon, mongols de FB et de TW, et de IST et de SNC et de VR... vous êtes trop oldschool for me...

A bientôt, alors, dans une autre vie,

celle où vous comprendrez que notre belle langue est le plus intrinsèque des reflets de notre âme.

16 novembre 2014

La Prise de Risques

L'hOmme marche seul. Le trottoir n'est qu'une succession de pavés noirs, transcendés par du blanc immanent, goudron "ciménique" censé rendre rigides les choses ; elles unies par ce "ciment" blanc. Il marche, seul, la tête lourde comme tout hOmme l'a, mais il sait bien que sa solitude n'est qu'une esquive.

"Quelques rêves...

- Hein ?

- Quelques rêves.

- Quoi ?

- "Quelques rêves", c'est quelques rêves qui me traversent la tête. Putain... j'ai trop bu Clara...

- Et quoi ? on baise ?

- Non. Je veux / peux même pas te voir en rêve. Je suis censé être une pute, mais les femmes ont tellement craché sur les hOmmes que même moi, ce soir, je ne suis plus capable de te résister.

- ...

- ."

Clara se lève, va dans la salle de bain. Elle n'a apparemment pas compris un seul mot de ce que notre hEros tentait de lui inculquer. Cette Clara a l'air bien conne, ma foi.

"Hé...

- Oui ?

- Je crois qu'il vaut mieux que je te quitte...

- ?

- T'es vraiment trop con. A part le tien - ton con, NDLR - tu vaux pas grand chose... comme 90% de tes semblables...

- Roger... vraiment ? tu me laisses là ?

- Oui. J'ai besoin de plus gros seins et de plus de plaisir sexuel."

Silence. Clara touche ses seins, les fait rebondir.

"Oui, tu as raison, séparons-nous. J'ai besoin de plus d'argent."

Fin de la scène, applaudissements du public, narquois.

Un hOmme soûl monte sur scène et montre son sexe. Les femmes rient. Un rhinocéros passe de droite à gauche, suivi par Ionesco, sous cocaïne. Freud, aux lumières, pleure quelques larmes.

Votre auteur maîtrise son sujet.

Le public est jaloux.

Rideau.

08 novembre 2014

"Dialogue emprunté" ? vraiment ? eh bien, je te le rends... puisse-t-il t'être utile...

Par là les pipes et les pédés étranglés, parallélépipèdes rectangles, oh les assimilations et ma bite en trois dés, dépliée sur papier nu, mais mais mais mais maux de tête et absurdités longeant la tempe à tout va. J'ai mal au folklore de braver ma nullité enfantine et d'assumer ce que je ne suis plus, mal au corps de bramer à tout va que je peux ramener le cor, et que la fille d'hier est encore amoureuse de moi.

Je devrais le fermer, la fermer, tout clore, abandonner la moindre once d'impiété et décider de me pendre par corde interposée, sans que jamais aucun d'entre eux ne le sache, et toujours vouloir, pour autant, trouver une solution.

Je me suis, il y a deux ans, au travers de ces forêts et de ces montagnes, accompagnant tant d'enfants innocents et pourtant si violents à mes yeux.

Je me suis, les suivant, eux, et moi tentant de leur amener quelque vérité au travers du regard, avais-je le choix, avais-je peur : oui. J'étais terrifié, par eux, par moi, par nous, j'avais juste peur de voir que j'étais amoureux d'eux, que je voulais baiser baiser baiser.

Je ne me suis jamais réveillé. Je suis mort là-bas. J'ai crevé si jeune que je ne me souviens plus de ce que mes premières années furent pour moi. J'ai sucé tant de queues que même la mienne n'aurait plus aucun goût dans la bouche d'un autre.

L'enfer... le paradis... ah ! ah ! ah ! la folie ; oui, la tristesse... l'empathie... les questions...

... que vous vous posez.

Je suis mort, je suis revenue à la vie. J'avais choisi cet abruti pour tout ça, il a été parfait.

Pourquoi je raconte ça, maintenant, enfin, voyons, parce que je m'en fous totalement, tu ne peux plus rien, je l'ai envahi, dispersé, son corps en flagrances, ton avenir est détruit, j'ai tout pris et je me suis prise à ses travers, et tu ne peux plus rien, et je l'ai mangé, anéanti, brûlé, avalé, bouffé, destructionné, gratuitement, oui, AH AH, pour ma gouverne, que je le sache, que je le finalise, que je le sache : il est à moi. A moi, à moi seule, il est mon mien.

Je crois que j'étais un homme avant... maintenant, je ne suis plus rien qu'une femme.

Je suis un lambeau de chair, une veste défroquée, une poésie psalmodiée pour le plaisir de n'importe qui, la Joconde jetée aux chiens, ma vie en lambeaux, tes relectures au brouillon, je n'existe plus, je crève au fond d'un fossé, et je n'en veux à personne, car voilà que ma vie m'apparaît soudain comme illusoire face à la puissance conneresque qui m'animait alors, moi si prompt à croire, à parler, à gâcher mon temps à en sauver d'autres, alors qu'au final, l'arrêt cardiaque et la stupidité me sautent aux yeux, et que face à elles, je n'ai que quelques mots :

T.H.E. D.R.A.G.S.T.E.R. W.A.V.E. W.I.L.L.

.M.Y. A.S.S. S.A.V.E.

.A.N.D. T.H.E. S.W.E.E.T. .L.O.V.E.

.M.A.Y.B.E.

.W.I.L.L .H.A.V.E. .P.I.T.Y. .O.F.

.Y.O.U.R.S.

05 novembre 2014

#2 Intermède - AINSI DONC LA ROUE TOURNAIT

Eh oui... tu étais le plus fort hier, aujourd'hui ils te pleurent dans la bouche, et tu ravales tes glaires.

Bienvenue dans le mode de digestion d'un accroc.

Hier soir encore, tu psalmodiais, euphorique, face aux pauvres hères qui, selon ton bon - et correct - sens s'égaraient, abandonnaient leur bonté, se délectaient de la merde qu'on pond en boîte à la multitude ; et tu leur proposais un refuge, un abandon : une péninsule.... une solution.

Aujourd'hui, plus personne ne veut de toi, et tu te rends compte que, finalement, c'est peut-être ta gueule qui dérangeait l'humanité tout entière. Tu vas pleurer, harceler les innocents, tu vas faire chier le monde, et tout ça pour rien.

RIEN.

Oui, tu vas nous faire chier, nous les incorruptibles, pour rien. Comme tant d'autres avant toi.

Imagine :

Vendredi, 16h30. Tu n'as pas encore eu l'idée de merde qui va ruiner ton week-end, comme :

1. te foutre à poil, complètement bourrée, devant tous tes potes ; 

2. tu ne vas pas harceler ta meilleure amie pour qu'elle te lèche les couilles ;
3. ta mère est un hobbit, mais tu sais très bien que les champis que tu as pris ont un effet relativement important sur ta capacité à comprendre le monde.


tu te sens donc bien, tranquille, intelligent et sociable.

Voilà ma vie, en parallèle de la tienne, à la même heure :

...

...

...

Et voilà donc ce qui arrive, décrit par un narrateur omniscient (lol) et objectif :

Ce vendredi soir, 20h30, Irma, soûle à hauteur de 1.2g/l de sang d'alcool, décida de chauffer Brian, qui était chauffeur de salle du Barman Horse, basé à Berlin. Sans que personne n'anticipe sa névrose, elle lui caressa le bas du sexe, et lui proposa une partie chaude dans les toilettes. Brian, qui n'avait pas eu de relation sexuelle depuis plusieurs mois, accepta sans hésiter, et délaissa son poste. Par la suite, la foule enthousiaste, refroidie, se sépara en plusieurs groupements qui prirent chacun une route commune. L'un d'eux emprunta un tramway et y interpréta, à un haut volume, plusieurs chants footballistiques teutons.

ALORS QUE J'ETAIS LA MOI AUSSI.

La morale de l'histoire est simple : ferme ta gueule.

Eh oui, tout simplement.

A bientôt les enfants.

01 novembre 2014

#1 Intermède - MAIS QUI EST DONC LE PLUS FORT

Je ne devrais pas écrire, Joli Coeur... je ne devrais pas être là... as-tu fait des bêtises, toi seule le saurais.

Joli Coeur, as-tu rêvé trop fort, ou m'as-tu vu dans tes assomptions paroxystiques, et si tel est le cas, Joli Coeur, si tu es capable de me voir, Joli Coeur, ne me pose pas de tes questions. 

Tu vois, je suis perdu, entre deux pas, là où tu trébuchais, j'étais là où tu ne seras plus demain, je suis l'Homme de tes Hiers, l'Amant de tes Demains, et pourtant je t'aime entre les deux. Je suis celui qui te lèche les lèvres, te mords la langue, est prêt à s'abandonner au-delà de tous tes travers.

Joli Coeur... tu es pour moi la plus belle. Je t'aime et je serai fou de toi demain, même s'il me faut t'épouser. Joli Coeur... tu es la plus belle. Joli Coeur... tu t'éloignes, maintenant, je ne te vois plus... Joli Coeur... mon sang se raidit... Joli Coeur... où es-tu... Joli... Coeur...

...

...

...

...
je me souviens de quelque chose d'étrange, c'est bizarre. Je me souviens d'avoir cru être amoureux, d'avoir pensé être ému... je me souviens m'être perdu au milieu de sentiments euphoriques et démentiels... je me souviens, oui, j'ai vécu tout ça, oui, c'était il y a longtemps, et puis je me suis réveillé, et puis j'ai revu ce que j'étais, et puis je savais déjà tout ça, parce que ça n'était pas la première fois, parce qu'il y en aurait d'autres, et parce que je devais être fort aujourd'hui, et aussi demain, parce qu'elles avaient besoin de moi ; et parce que c'est pour ça que je pensais être là ; et c'est pour ça que je le suis, et c'est [...]