L'hOmme marche seul. Le trottoir n'est qu'une succession de pavés noirs, transcendés par du blanc immanent, goudron "ciménique" censé rendre rigides les choses ; elles unies par ce "ciment" blanc. Il marche, seul, la tête lourde comme tout hOmme l'a, mais il sait bien que sa solitude n'est qu'une esquive.
"Quelques rêves...
- Hein ?
- Quelques rêves.
- Quoi ?
- "Quelques rêves", c'est quelques rêves qui me traversent la tête. Putain... j'ai trop bu Clara...
- Et quoi ? on baise ?
- Non. Je veux / peux même pas te voir en rêve. Je suis censé être une pute, mais les femmes ont tellement craché sur les hOmmes que même moi, ce soir, je ne suis plus capable de te résister.
- ...
- ."
Clara se lève, va dans la salle de bain. Elle n'a apparemment pas compris un seul mot de ce que notre hEros tentait de lui inculquer. Cette Clara a l'air bien conne, ma foi.
"Hé...
- Oui ?
- Je crois qu'il vaut mieux que je te quitte...
- ?
- T'es vraiment trop con. A part le tien - ton con, NDLR - tu vaux pas grand chose... comme 90% de tes semblables...
- Roger... vraiment ? tu me laisses là ?
- Oui. J'ai besoin de plus gros seins et de plus de plaisir sexuel."
Silence. Clara touche ses seins, les fait rebondir.
"Oui, tu as raison, séparons-nous. J'ai besoin de plus d'argent."
Fin de la scène, applaudissements du public, narquois.
Un hOmme soûl monte sur scène et montre son sexe. Les femmes rient. Un rhinocéros passe de droite à gauche, suivi par Ionesco, sous cocaïne. Freud, aux lumières, pleure quelques larmes.
Votre auteur maîtrise son sujet.
Le public est jaloux.
Rideau.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire