Oui, plus profondément, encore un peu...
... viens, rapproche-toi...
... non, mais non... tu ne crains rien...
... allez, viens plus près, viens ma jolie...
... je suis l'innocence, tu l'as vu dans mes yeux, tu m'auras comparé aux autres, allez, tu le vois bien : je ne suis pas méchant...
... viens plus près...
... encore un peu...
... je suis jeune, beau et fondant comme un friand.... viens...
... tu es douce et lucide, froide comme l'automne après trois viols consécutifs par l'hiver, mais oui ma chérie, tu es une femme qui a tout vu mais qui a su rester jeune et belle, mais oui, mais oui, allez, viens plus près...
... laisse-toi faire, je ne te donnerai que plaisirs et insouciances multiples à déposer dans la cache secrète que tu sécrètes sous tes draps...
... viens, ma jolie, laisse-toi aller, laisse-toi mener par mes doigts, je t'emmène, allez, viens...
... quoi, encore, encore de ces peurs, enfin, voyons, ma jolie, ma belle, ma douce, ma chérie, mon amour, mon amour, oublie tout ça, ne vois-tu pas que nous sommes un homme et une femme dans la force de l'âge, nous sommes beaux et forts, nous les rendrons jaloux, tous, allez, viens...
... encore un peu...
... viens plus près...
... ma chérie, viens...
... approche-toi, je te ferai voir l'azur sans couleurs primaires, tes yeux se disloqueront et passeront en mode négatif, toutes les teintes du ciel s'offriront à toi alors que je te présenterai le septième d'entre eux, les tiens clos, et mes mains toutes ouvertes sur tes seins rutilants...
... allez, encore un peu plus près...
... nous serons pris dans le silence de la jeunesse...
... ma chérie...
... plus près...
... plus près...
... oui...
... MIAAAAAAM !
Qui suis-je ?
Historique : 28 mai 2012, 8 novembre 2015 - "Embarcadères, débarcadères" | 8 novembre 2015, 2 août 2016 - "Histoires de Filles" | 30 août 2016, 29 janvier 2017 - "Qui suis-je ?" | 16 septembre 2017, 27 juin 2018 - "Renaissance" | 27 juin 2018 : Restructuration
19 août 2014
18 août 2014
... et je leur rends bien
Je revois tes yeux, scintillants dans le bleu de la nuit, purs comme deux opales qu'on aurait dégraissées à un comptable avare et affable.
Plus le temps passe, plus il ne semble plus, mais bien : je me rends compte, que ces deux yeux n'ont jamais fait autre chose que croire qu'ils pourraient m'appartenir.
J'ai été chercheur de pierres précieuses, du temps où cela ramenait encore quelque chose à son propriétaire. A l'heure où nos doux espoirs d'argent poussaient encore nos fats séants à se mouvoir pour aller quérir, quelque part, de ce doux feu sous-jacent, censé attiser nos coeurs et déprimer nos hémisphères cérébraux...
De nos jours, je n'y vois plus que la représentation défraîchie et adultère de la jeunesse édulcorée qui, fort de ses penchants antisémites et anti-systèmes, se délasse dans des eaux impures, et se défait des carcans qui, autrefois, à l'image des boussoles qui guidaient nos pères, emmenèrent nos âmes souillées au plus profond des quartiers où nous devions, finalement, trouver l'amour.
Je n'ai de pitié que pour ceux qui arrivent, ceux qui deviennent adultes, aujourd'hui, pour deux raisons précises :
1. ils arriveront bien trop tard, auront raté la chute du Mur et les inimitiés américaines du pré-2001 ; n'auront qu'à se projeter dans un futur incertain, à la recherche du prochain attentat qui ravivera leurs coeurs ;
2. ils seront nés bien après moi, moi et mes frères, qui aujourd'hui passons pour plus âgés qu'eux, alors que nous avons, malgré tout ce qu'Ils pensent, la jeunesse éternelle, la fraîcheur de vivre, le luxe d'avoir connu 80, sous les auspices des soixante-huitards, au-dessus de la coupole de l'après-guerre et des froids hivers, en face, enfin, du rock'n'roll si bruyant et de la variété, délicate comme une pêche melba se targue de connaître la dame blanche ; et, puis, pour achever l'affaire : jamais ils ne comprendront qu'un téléphone portable n'est dans la main qu'un pénis atrophié, alors que nous-mêmes, puceaux soudain pris dans la force de l'âge, nous ne penchions ni pour l'amour physique, ni pour son équivalent numérique, mais bien pour la reconnaissance consciente de notre être, fils de petits-fils, et parents à venir ; alors qu'eux, ne trouverons de repos que lorsque leur troisième bras leur présentera un port USB pour whatsapper avec leurs proches parents : des inconnus éparpillés aux quatre coins du globe.
D'aucuns m'appelleront "jaloux", malmèneront mon être, saliront mon passé...
Saliront mon passé...
Alors, je pourrai crever !
Plus le temps passe, plus il ne semble plus, mais bien : je me rends compte, que ces deux yeux n'ont jamais fait autre chose que croire qu'ils pourraient m'appartenir.
J'ai été chercheur de pierres précieuses, du temps où cela ramenait encore quelque chose à son propriétaire. A l'heure où nos doux espoirs d'argent poussaient encore nos fats séants à se mouvoir pour aller quérir, quelque part, de ce doux feu sous-jacent, censé attiser nos coeurs et déprimer nos hémisphères cérébraux...
De nos jours, je n'y vois plus que la représentation défraîchie et adultère de la jeunesse édulcorée qui, fort de ses penchants antisémites et anti-systèmes, se délasse dans des eaux impures, et se défait des carcans qui, autrefois, à l'image des boussoles qui guidaient nos pères, emmenèrent nos âmes souillées au plus profond des quartiers où nous devions, finalement, trouver l'amour.
Je n'ai de pitié que pour ceux qui arrivent, ceux qui deviennent adultes, aujourd'hui, pour deux raisons précises :
1. ils arriveront bien trop tard, auront raté la chute du Mur et les inimitiés américaines du pré-2001 ; n'auront qu'à se projeter dans un futur incertain, à la recherche du prochain attentat qui ravivera leurs coeurs ;
2. ils seront nés bien après moi, moi et mes frères, qui aujourd'hui passons pour plus âgés qu'eux, alors que nous avons, malgré tout ce qu'Ils pensent, la jeunesse éternelle, la fraîcheur de vivre, le luxe d'avoir connu 80, sous les auspices des soixante-huitards, au-dessus de la coupole de l'après-guerre et des froids hivers, en face, enfin, du rock'n'roll si bruyant et de la variété, délicate comme une pêche melba se targue de connaître la dame blanche ; et, puis, pour achever l'affaire : jamais ils ne comprendront qu'un téléphone portable n'est dans la main qu'un pénis atrophié, alors que nous-mêmes, puceaux soudain pris dans la force de l'âge, nous ne penchions ni pour l'amour physique, ni pour son équivalent numérique, mais bien pour la reconnaissance consciente de notre être, fils de petits-fils, et parents à venir ; alors qu'eux, ne trouverons de repos que lorsque leur troisième bras leur présentera un port USB pour whatsapper avec leurs proches parents : des inconnus éparpillés aux quatre coins du globe.
D'aucuns m'appelleront "jaloux", malmèneront mon être, saliront mon passé...
Saliront mon passé...
Alors, je pourrai crever !
02 août 2014
Ils me paient pour
Je parle, je le fais pour un but.
Oui, j'ai de l'oseille en poche, ça fait "tiling, tiling", moi j'aime bien, parce que les filles réagissent, du coup mon pénis tend plutôt à croître qu'à rétrécir, lol.
Oui, moi je suis l'homme de l'an 2000, le grand intellectuel, le grand savant, vous savez, vous-mêmes.
Mais oui, vous savez, je suis celui qui s'immisce dans vos rêves, lorsque vous dormez, qui vous envoie des ondes, puis qui vous rejette.
Je suis l'ascète grandissant, le nombre fugace aux normes implosantes ; le greffier d'un passé qui autrefois jadis, brillait dans vos esprits comme le sperme d'un guerrier fulgurant.
Je disparaîtrai demain, mais personne n'en tiendra sûrement compte... je ne serai qu'une anaphore dissipée au profit des contrepèteries à venir... on - le peuple - me pleurera, puis il n'y aura plus grand monde...
... ... ...
... ... ...
... ... ...
Je n'arrête pas de penser, vous savez. Je n'arrête pas de penser à ce qui aurait pu se passer si, aussi stupide que j'étais, j'avais saisi cette chance et basculé du tremplin factice pour revenir au néant. Si j'avais choisi la Terre plutôt que nos Cieux encroûtés.
Mais j'ai fait mon choix, et je ne regrette rien, bla bla bla...
... quoi ? encore du générique à l'américaine ? une belle mise en abîme et du savoureux à la fin ? non ! il n'y a pas de fin... il n'y a pas de film ; aucun scénario... il n'y a que nous, toi et moi, toi et moi perdus comme les fruits tombant de l'arbre à l'heure de leur glas. Aucune aventure, aucune humanité, aucun prétexte assez bon pour nécessiter dévoiler une once de soi... que le marbre froid de l'azur réaliste qui toujours répète :
" Je n'attends que d'une ombre... et que d'elle une froide pensée.. "
" Je n'attends que d'une ombre... et que d'elle une froide pensée... "
Oui, j'ai de l'oseille en poche, ça fait "tiling, tiling", moi j'aime bien, parce que les filles réagissent, du coup mon pénis tend plutôt à croître qu'à rétrécir, lol.
Oui, moi je suis l'homme de l'an 2000, le grand intellectuel, le grand savant, vous savez, vous-mêmes.
Mais oui, vous savez, je suis celui qui s'immisce dans vos rêves, lorsque vous dormez, qui vous envoie des ondes, puis qui vous rejette.
Je suis l'ascète grandissant, le nombre fugace aux normes implosantes ; le greffier d'un passé qui autrefois jadis, brillait dans vos esprits comme le sperme d'un guerrier fulgurant.
Je disparaîtrai demain, mais personne n'en tiendra sûrement compte... je ne serai qu'une anaphore dissipée au profit des contrepèteries à venir... on - le peuple - me pleurera, puis il n'y aura plus grand monde...
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Je n'arrête pas de penser, vous savez. Je n'arrête pas de penser à ce qui aurait pu se passer si, aussi stupide que j'étais, j'avais saisi cette chance et basculé du tremplin factice pour revenir au néant. Si j'avais choisi la Terre plutôt que nos Cieux encroûtés.
Mais j'ai fait mon choix, et je ne regrette rien, bla bla bla...
... quoi ? encore du générique à l'américaine ? une belle mise en abîme et du savoureux à la fin ? non ! il n'y a pas de fin... il n'y a pas de film ; aucun scénario... il n'y a que nous, toi et moi, toi et moi perdus comme les fruits tombant de l'arbre à l'heure de leur glas. Aucune aventure, aucune humanité, aucun prétexte assez bon pour nécessiter dévoiler une once de soi... que le marbre froid de l'azur réaliste qui toujours répète :
" Je n'attends que d'une ombre... et que d'elle une froide pensée.. "
" Je n'attends que d'une ombre... et que d'elle une froide pensée... "
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