Tu es très aimable, très agréable.
J'apprécie te voir quand je sors et quand je rentre.
J'aime tes airs condescendants et tes manies obsessionnelles.
Tous les jours, je ris en pensant à ce que tu disais la veille.
Mais peux-tu s'il te plaît fermer ta gueule ?
Bisous
Qui suis-je ?
Historique : 28 mai 2012, 8 novembre 2015 - "Embarcadères, débarcadères" | 8 novembre 2015, 2 août 2016 - "Histoires de Filles" | 30 août 2016, 29 janvier 2017 - "Qui suis-je ?" | 16 septembre 2017, 27 juin 2018 - "Renaissance" | 27 juin 2018 : Restructuration
26 septembre 2015
(m)enteuses
Je ne suis plus là.
Ca y était : Pierrot avait réussi à la laisser au seuil de l'appartement. Il avait galéré des heures, la tête prise entre deux eaux, le coeur dispersé, l'âme sûre d'elle, mais esclave du corps ; il avait finalement choisi.
Alors, Pierrot ? où en es-tu ?
"Eh, quoi ?"
Pierrot ?
"Oui ?"
Non, Pierrot, tu ne parles pas, tu es un personnage. Pourquoi tu parles maintenant ?
"Suis les consignes. J'ai le droit de parler pour quelques minutes. Ca va ?"
Pierrot se fait tabasser à coups de kalachnikov pendant que des centaines de migrants escaladent les barrières en criant "Ala-ak-ou-abar".
Pierrot court pour attraper le taxi qui l'emmène jusqu'à l'aéroport. La meuf-à-gros-seins qu'il a chopé au début du film veut le quitter pour épouser un slovaque qui investit dans le porc condensé en gélules, mais Pierrot a compris que ces gros seins étaient plus importants que sa carrière dans l'import-export. Donc, il court pour rattraper le taxi. Bon, on en est là, mais moi je vous retranscrit çà pêle-mêle, j'en sais pas plus, j'ai cru comprendre qu'il y avait une histoire avec une nana, moi généralement ces histoires je les évite, ça sent pas bon.
En vrai, c'est pas exactement ça, la meuf-à-gros-seins est un NOME, et Pierrot est une idée qui virevolte autour d'elle. Pierrot n'existe pas vraiment, de toute façon je l'ai dit plus haut : Pierrot est un personnage, donc je vois pas pourquoi vous me faites chier avec une quelconque logique, qu'il devrait être un type en vrai, ou je sais pas quoi d'autre.
Donc, bref, le type (la meuf-à-gros-seins) que Pierrot (l'idée) a chopé au début du film veut se barrer pour épouser un slovaque (Poutine) qui investit dans le porc condensé en gélule (VALIUM)., et moi j'y comprends plus rien. Je crois que c'est ça qu'on appelle l'Europe. De quoi je parlais déjà ?
Ca y était : Pierrot avait réussi à la laisser au seuil de l'appartement. Il avait galéré des heures, la tête prise entre deux eaux, le coeur dispersé, l'âme sûre d'elle, mais esclave du corps ; il avait finalement choisi.
Alors, Pierrot ? où en es-tu ?
"Eh, quoi ?"
Pierrot ?
"Oui ?"
Non, Pierrot, tu ne parles pas, tu es un personnage. Pourquoi tu parles maintenant ?
"Suis les consignes. J'ai le droit de parler pour quelques minutes. Ca va ?"
Pierrot se fait tabasser à coups de kalachnikov pendant que des centaines de migrants escaladent les barrières en criant "Ala-ak-ou-abar".
Pierrot court pour attraper le taxi qui l'emmène jusqu'à l'aéroport. La meuf-à-gros-seins qu'il a chopé au début du film veut le quitter pour épouser un slovaque qui investit dans le porc condensé en gélules, mais Pierrot a compris que ces gros seins étaient plus importants que sa carrière dans l'import-export. Donc, il court pour rattraper le taxi. Bon, on en est là, mais moi je vous retranscrit çà pêle-mêle, j'en sais pas plus, j'ai cru comprendre qu'il y avait une histoire avec une nana, moi généralement ces histoires je les évite, ça sent pas bon.
En vrai, c'est pas exactement ça, la meuf-à-gros-seins est un NOME, et Pierrot est une idée qui virevolte autour d'elle. Pierrot n'existe pas vraiment, de toute façon je l'ai dit plus haut : Pierrot est un personnage, donc je vois pas pourquoi vous me faites chier avec une quelconque logique, qu'il devrait être un type en vrai, ou je sais pas quoi d'autre.
Donc, bref, le type (la meuf-à-gros-seins) que Pierrot (l'idée) a chopé au début du film veut se barrer pour épouser un slovaque (Poutine) qui investit dans le porc condensé en gélule (VALIUM)., et moi j'y comprends plus rien. Je crois que c'est ça qu'on appelle l'Europe. De quoi je parlais déjà ?
Qui ça ? c'était pas moi
La Boîte du Paul Qui Dort ~|~ Troisième Quart-Temps
Générique.
Musique.
Femmes nues.
Qui ça ? c'était pas moi.
Vous aviez cru que j'allais faire les quatre quarts ? que c'était vrai ? qu'il y avait une discussion au sein du blogue, de la littérature cuisine, au milieu des entrechats du mec qui parle cuisine avec ses entremets tout prêts à déguster ? Vous pensiez vraiment que j'étais assez con pour divulguer un je-ne-sais-quoi de paranoïde entre mes lignes ?
TONP-TONP, signal caduque, vous avez fait erreur. Les embarcadères / débarcadères auront été une allégorie, mais n'auront jamais rien représenté de mon être. Alors que le dernier tome de cet aventure se clôt, je vous présente mes misères et mes infortunes, et vous explique le pourquoi du comment.
Embarquez, venez vous faire doucher (lol)
1. de la teneur des propos
TOUJOURS faire croire au lecteur qu'il est la cible. J'ai écris des dizaines d'articles ces dernières années, et mon but avoué était de mettre le lecteur au premier rang. Pas de faux semblants, ni d'exactitudes : l'intérêt était bien de parler de vous à travers ce prisme que j'appelle moi. Donc pas de mensonges, ou de sodomies forcées ; j'ai été honnête, et j'ai rassemblé sous ma plume les sujets qui fâchent, les galères qui perturbent, les envies subites et les profondes déceptions. A quoi bon mentir quand on n'a rien à cacher ? sauf si l'on est un agent infiltré.
2. des moyens
TOUJOURS accepter la situation telle qu'elle est. J'ai apprécié utiliser Blogspot pour mes textes, puisqu'il y avait possibilité d'écrire. J'aurais eu besoin de faire un film, j'aurais peut-être choisi un autre média. L'intérêt étant de pouvoir se faire plaisir sans que cela ne coûte un centime. Chose qui est possible ici. On peut donc y faire croire à tout chacun que l'on vient de partout, et que l'on s'étend pour rien sur des sujets sensibles juste parce que le public alentour n'est pas réceptif. Si, après ces lignes, vous ne désactivez pas vos comptes Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, ***porn et j'en passe, c'est que vous avez un gros problème.
3. de la liberté
TOUJOURS parler de la liberté aux gens qui vous entourent. Non pas parce que certains voudront confronter les avis, alors que cela est inutile, mais bien parce que c'est un éternel débat et que la question ne peut (veut ?) pas être tranchée. Dire qui l'on est, c'est dire qui l'on est pas, et c'est donc s'exposer à une série rédhibitoire de constatations morbides du type : "ah, tu n'aimes pas Facebook, alors tu es homosexuel" ou "savais-tu que le premier loup pour l'Homme n'est toujours que l'Homme ?", constatations on ne peut plus je-m'en-fous-t'esque et qui polluent le débat.
4. du moi
TOUJOURS mentir quant à soi. Le monde s'en fout que vous ayez été kayakiste professionnel, ou jongleur de haut niveau ; boxeur suédois ou proxénète à l'échelle belge. Ce qui intéresse les gens, ce sont des considérations inutiles qui concernent le moi. Comme :
b. comment fais-je caca ?
z. le trajet du métro ?
æ. est-ce que les migrants vont renter en Australie ?
a. moi j'ai eu un 7/20, et toi ?
5. s'oublier
TOUJOURS penser que, un jour ou l'autre, un bon gros connard viendra vous rappeler qui vous êtes, juste parce que ça le fait kiffer, et juste parce que ce jour-là, il n'avait rien d'autre à faire, à part se torcher. C'est là la question essentielle. Puisque, de toute manière, il y aura toujours de gros connards, et puisqu'il ne sera jamais possible de les éviter, la question est :
Qui ça ? c'était pas moi
est-ce vraiment une phrase que seuls ces gens-là peuvent employer ?
Ou bien, nous, pauvres francophones innocents, pouvons-nous aussi nous replier sur cette alternative fataliste ?
En quête de réponses tout comme vous, je vous souhaite une bonne soirée et de bonnes élucubrations via nos réseaux sociaux que vous aimez tant.
Un anonyme,
PS : merci à la Boîte du Paul qui Dort pour la publication
05 septembre 2015
Qui suis-je ?
"Qui suis-je ?"
L'Homme normal répondra : moi. Je suis moi et rien d'autre, je suis le type qui bouge ses bras et qui parle, qui mange de la viande de boeuf et vote UMP - enfin, "LR".
Ou bien il dira : je conduis un tracteur et j'ai une barbe rousse, j'écoute du Julien Doré et je suis pour le PS. Enfin, François Hollande.
"Qui suis-je ?" résonnera en écho comme une question mal posée, formulée, une oblitération de l'esprit bloqué par un trop-plein d'air.
En laissant le temps à "qui suis-je" d'avorter sa propre réalité, tu lui donneras pourtant un tout autre atour ; il deviendra une vérité et une réalité à laquelle tu pourras t'accrocher.
"Qui-su-i-je"
sera une réminiscence fiévreuse de tes années ado(u)lescentes, de tes
premières errances, de tes premières découvertes ; tu y verras la morne
et lente torpeur des années passées, enchaînées, et vécues comme autant
de boulets que tu traînes aux mollets. Ca sera ce que tu appelles tes
"premières erreurs", tes "premiers faux pas", ou bien encore tes "faux
semblants". Qui suis-je y perdra ses guillemets et sera un tout autre
personnage que toi : l'antre malhabilement formée de ton être que tu
penses encore en gestation ; un "je" qui ne sera qu'une parodie de ton
vrai toi, ton vrai "Qui suis-je", qui lui t'attend encore là-bas et t'en
fait baver, jusqu'à ce que tu le rejoignes.
"Kisuije ?" dira le juif en clair manque de cours de français.
"Qui suis-je ?" aura depuis bien longtemps résonné en échos comme une question mal formulée, que certains autour de toi auront eu raison d'elle, et étalé au grand jour leurs résultats indémontrables, irréfutables, non-plus-prouvables que seuls eux auront pu les comprendre (sic) ; et, face à tant de vergogne, tu n'auras eu de cesse que de chercher la petite bête, mais non, il était bien trop tard - ils avaient tout trouvé. Ils connaissaient le "qui suis-je" et ses allitérations passées, et savaient très bien comment te dire qui tu étais, et qui tu finirais. Non pas comment, mais bien qui. Ils auraient parlé pour dix, t'auraient prédit ton avenir.
"Qui suis-je ?" est une réponse pour qui se pose la bonne question. Qui suis-je en vers ou en prose, pour oser douter de mes pairs, quand la seule raison de douter vient de moi ? Je ne suis que cet air, embêtant et morose, qui s'étend sous la terre, délétère sanglot.
Réponse :
"Qui suis-je ?". Eh bien, tu es toi.
Et c'est tout : tu es toi.
L'Homme normal répondra : moi. Je suis moi et rien d'autre, je suis le type qui bouge ses bras et qui parle, qui mange de la viande de boeuf et vote UMP - enfin, "LR".
Ou bien il dira : je conduis un tracteur et j'ai une barbe rousse, j'écoute du Julien Doré et je suis pour le PS. Enfin, François Hollande.
"Qui suis-je ?" résonnera en écho comme une question mal posée, formulée, une oblitération de l'esprit bloqué par un trop-plein d'air.
En laissant le temps à "qui suis-je" d'avorter sa propre réalité, tu lui donneras pourtant un tout autre atour ; il deviendra une vérité et une réalité à laquelle tu pourras t'accrocher.
"Kisuije ?" dira le juif en clair manque de cours de français.
"Qui suis-je ?" aura depuis bien longtemps résonné en échos comme une question mal formulée, que certains autour de toi auront eu raison d'elle, et étalé au grand jour leurs résultats indémontrables, irréfutables, non-plus-prouvables que seuls eux auront pu les comprendre (sic) ; et, face à tant de vergogne, tu n'auras eu de cesse que de chercher la petite bête, mais non, il était bien trop tard - ils avaient tout trouvé. Ils connaissaient le "qui suis-je" et ses allitérations passées, et savaient très bien comment te dire qui tu étais, et qui tu finirais. Non pas comment, mais bien qui. Ils auraient parlé pour dix, t'auraient prédit ton avenir.
"Qui suis-je ?" est une réponse pour qui se pose la bonne question. Qui suis-je en vers ou en prose, pour oser douter de mes pairs, quand la seule raison de douter vient de moi ? Je ne suis que cet air, embêtant et morose, qui s'étend sous la terre, délétère sanglot.
Réponse :
"Qui suis-je ?". Eh bien, tu es toi.
Et c'est tout : tu es toi.
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