La Boîte du Paul Qui Dort ~|~ Troisième Quart-Temps
Générique.
Musique.
Femmes nues.
Qui ça ? c'était pas moi.
Vous aviez cru que j'allais faire les quatre quarts ? que c'était vrai ? qu'il y avait une discussion au sein du blogue, de la littérature cuisine, au milieu des entrechats du mec qui parle cuisine avec ses entremets tout prêts à déguster ? Vous pensiez vraiment que j'étais assez con pour divulguer un je-ne-sais-quoi de paranoïde entre mes lignes ?
TONP-TONP, signal caduque, vous avez fait erreur. Les embarcadères / débarcadères auront été une allégorie, mais n'auront jamais rien représenté de mon être. Alors que le dernier tome de cet aventure se clôt, je vous présente mes misères et mes infortunes, et vous explique le pourquoi du comment.
Embarquez, venez vous faire doucher (lol)
1. de la teneur des propos
TOUJOURS faire croire au lecteur qu'il est la cible. J'ai écris des dizaines d'articles ces dernières années, et mon but avoué était de mettre le lecteur au premier rang. Pas de faux semblants, ni d'exactitudes : l'intérêt était bien de parler de vous à travers ce prisme que j'appelle moi. Donc pas de mensonges, ou de sodomies forcées ; j'ai été honnête, et j'ai rassemblé sous ma plume les sujets qui fâchent, les galères qui perturbent, les envies subites et les profondes déceptions. A quoi bon mentir quand on n'a rien à cacher ? sauf si l'on est un agent infiltré.
2. des moyens
TOUJOURS accepter la situation telle qu'elle est. J'ai apprécié utiliser Blogspot pour mes textes, puisqu'il y avait possibilité d'écrire. J'aurais eu besoin de faire un film, j'aurais peut-être choisi un autre média. L'intérêt étant de pouvoir se faire plaisir sans que cela ne coûte un centime. Chose qui est possible ici. On peut donc y faire croire à tout chacun que l'on vient de partout, et que l'on s'étend pour rien sur des sujets sensibles juste parce que le public alentour n'est pas réceptif. Si, après ces lignes, vous ne désactivez pas vos comptes Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, ***porn et j'en passe, c'est que vous avez un gros problème.
3. de la liberté
TOUJOURS parler de la liberté aux gens qui vous entourent. Non pas parce que certains voudront confronter les avis, alors que cela est inutile, mais bien parce que c'est un éternel débat et que la question ne peut (veut ?) pas être tranchée. Dire qui l'on est, c'est dire qui l'on est pas, et c'est donc s'exposer à une série rédhibitoire de constatations morbides du type : "ah, tu n'aimes pas Facebook, alors tu es homosexuel" ou "savais-tu que le premier loup pour l'Homme n'est toujours que l'Homme ?", constatations on ne peut plus je-m'en-fous-t'esque et qui polluent le débat.
4. du moi
TOUJOURS mentir quant à soi. Le monde s'en fout que vous ayez été kayakiste professionnel, ou jongleur de haut niveau ; boxeur suédois ou proxénète à l'échelle belge. Ce qui intéresse les gens, ce sont des considérations inutiles qui concernent le moi. Comme :
b. comment fais-je caca ?
z. le trajet du métro ?
æ. est-ce que les migrants vont renter en Australie ?
a. moi j'ai eu un 7/20, et toi ?
5. s'oublier
TOUJOURS penser que, un jour ou l'autre, un bon gros connard viendra vous rappeler qui vous êtes, juste parce que ça le fait kiffer, et juste parce que ce jour-là, il n'avait rien d'autre à faire, à part se torcher. C'est là la question essentielle. Puisque, de toute manière, il y aura toujours de gros connards, et puisqu'il ne sera jamais possible de les éviter, la question est :
Qui ça ? c'était pas moi
est-ce vraiment une phrase que seuls ces gens-là peuvent employer ?
Ou bien, nous, pauvres francophones innocents, pouvons-nous aussi nous replier sur cette alternative fataliste ?
En quête de réponses tout comme vous, je vous souhaite une bonne soirée et de bonnes élucubrations via nos réseaux sociaux que vous aimez tant.
Un anonyme,
PS : merci à la Boîte du Paul qui Dort pour la publication
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