Deux mois plus tôt, la petite-amie de Jean m'avait appelé en panique.
"Quoi ?
- oui... il m'a attrapée et balancée contre le mur, il a baissé mes collants, j'ai senti son... son...
- Ca va, n'en dis pas plus. J'arrive dans cinq minutes."
On dit souvent que les femmes n'osent pas porter plainte ; elle l'avait fait, inopinément, avait accepté tous les tests possibles pour que ce type soit retrouvé. C'était une vraie battante, l'âme charriée au corps, et lui source de plaisirs qu'elle se plaisait à ne pas contrôler. Elle avait un travail temporaire dans un cabinet notarial, un petit copain, et la promesse d'enfants rapidement. Une fille rangée, mais qui savait se biturer à la téquila trois fois par semaine, et parfois s'adonner à des passe-temps encore plus illégaux.
En fait, la lettre qu'elle m'a envoyé deux jours avant son suicide m'a vraiment fait douter, mais je ne la connaissais pas assez bien pour savoir quelle pourrait passer à l'acte.
"Retrouve-le ce fumier et tue-le. Pour moi.
C."
Vous imaginez que les enquêteurs me sont tombé dessus. Heureusement, je n'avais plus la lettre. Découpée en mille morceaux, elle devait finir au fond de l'océan.
Mais tout a fini, pour une fois, par remonter à la surface...
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