Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
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08 novembre 2014

"Dialogue emprunté" ? vraiment ? eh bien, je te le rends... puisse-t-il t'être utile...

Par là les pipes et les pédés étranglés, parallélépipèdes rectangles, oh les assimilations et ma bite en trois dés, dépliée sur papier nu, mais mais mais mais maux de tête et absurdités longeant la tempe à tout va. J'ai mal au folklore de braver ma nullité enfantine et d'assumer ce que je ne suis plus, mal au corps de bramer à tout va que je peux ramener le cor, et que la fille d'hier est encore amoureuse de moi.

Je devrais le fermer, la fermer, tout clore, abandonner la moindre once d'impiété et décider de me pendre par corde interposée, sans que jamais aucun d'entre eux ne le sache, et toujours vouloir, pour autant, trouver une solution.

Je me suis, il y a deux ans, au travers de ces forêts et de ces montagnes, accompagnant tant d'enfants innocents et pourtant si violents à mes yeux.

Je me suis, les suivant, eux, et moi tentant de leur amener quelque vérité au travers du regard, avais-je le choix, avais-je peur : oui. J'étais terrifié, par eux, par moi, par nous, j'avais juste peur de voir que j'étais amoureux d'eux, que je voulais baiser baiser baiser.

Je ne me suis jamais réveillé. Je suis mort là-bas. J'ai crevé si jeune que je ne me souviens plus de ce que mes premières années furent pour moi. J'ai sucé tant de queues que même la mienne n'aurait plus aucun goût dans la bouche d'un autre.

L'enfer... le paradis... ah ! ah ! ah ! la folie ; oui, la tristesse... l'empathie... les questions...

... que vous vous posez.

Je suis mort, je suis revenue à la vie. J'avais choisi cet abruti pour tout ça, il a été parfait.

Pourquoi je raconte ça, maintenant, enfin, voyons, parce que je m'en fous totalement, tu ne peux plus rien, je l'ai envahi, dispersé, son corps en flagrances, ton avenir est détruit, j'ai tout pris et je me suis prise à ses travers, et tu ne peux plus rien, et je l'ai mangé, anéanti, brûlé, avalé, bouffé, destructionné, gratuitement, oui, AH AH, pour ma gouverne, que je le sache, que je le finalise, que je le sache : il est à moi. A moi, à moi seule, il est mon mien.

Je crois que j'étais un homme avant... maintenant, je ne suis plus rien qu'une femme.

Je suis un lambeau de chair, une veste défroquée, une poésie psalmodiée pour le plaisir de n'importe qui, la Joconde jetée aux chiens, ma vie en lambeaux, tes relectures au brouillon, je n'existe plus, je crève au fond d'un fossé, et je n'en veux à personne, car voilà que ma vie m'apparaît soudain comme illusoire face à la puissance conneresque qui m'animait alors, moi si prompt à croire, à parler, à gâcher mon temps à en sauver d'autres, alors qu'au final, l'arrêt cardiaque et la stupidité me sautent aux yeux, et que face à elles, je n'ai que quelques mots :

T.H.E. D.R.A.G.S.T.E.R. W.A.V.E. W.I.L.L.

.M.Y. A.S.S. S.A.V.E.

.A.N.D. T.H.E. S.W.E.E.T. .L.O.V.E.

.M.A.Y.B.E.

.W.I.L.L .H.A.V.E. .P.I.T.Y. .O.F.

.Y.O.U.R.S.

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