Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
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09 novembre 2015

IV. l'histoire des soeurs qui ne s'aimaient pas

I. un homme seul

Un type marche le long de la route. Un walk-man sur les oreilles. Du Balavoine. Lucie.

Une voiture passe. Deux. Deux, trois.

"Faut qu'tu comprennes" chante le chanteur au coeur des oreilles du type.

"Que tu te souviennes."

Le type lève le pouce. La bagnole s'arrête. Nationale 2, vers Quimpers.

"Vous allez où ?

- Paris ?

- Ah... je change avant. Je vous emmène si vous voulez.

- Excusez... vous changez après plutôt, nan ? Aux portes nantaises ? vous me laissez à Nantes ?

- ... ouais, ok, pourquoi pas."

Le type monte.


II. le tueur sur la route

"Hein ?

- Ouais, toi, fils de pute, viens voir."

Le gars continue de marcher, ne détourne pas le regard. Les rues de Rennes sont sombres et glauques, les nanas qu'il a laissées sont bien loin : s'il y a un viol, ce sera lui la victime. Mais enfin, il n'y aura pas viol. Nous sommes en France, après tout.

"Eh, pédé. Viens voir."

Il ne tourne pas la tête. La main qui s'abat sur son épaule. Il a compris. A la vie, à la mort. On raconte qu'à Lille, dans le Nord, il y a des hommes et des femmes qui sombrent sous les coups des connards abrutis qui, perdus, n'ont rien d'autre à faire que de se chercher au coeur des reins de leurs alter-égos ; car, comme disait Gainsbourg : "tu vas et tu viens, entre mes reins, et je me retiens". Enfin, "bref", c'est une autre histoire, un autre espace-temps, et pour l'instant c'est grave mal barré.


III. l'incohérence

Il sniffe un nouveau rail de coke. Il se souvient d'elle, qui le regarde au travers du prisme de ses souvenirs. Emma lui disait, à l'époque, que devenir fou c'était devenir soi.

Devenir soi... devenir soi le soir... combien de mensonges faudrait-il créer et crier à la face du monde pour, qu'enfin, le monde soit capable de croire en nous ? Ne pas avoir de vagin n'était pourtant pas source d'une quelconque déclaration de guerre... ne pas être fou non plus. Enfin, finalement, être clair sur ses pattes et sobre dans sa tête, malgré les litres ingérés, ne ferait pas de nous des humanoïdes acceptés par la Société, consciente et vulnérable. Nous serions les spectres stupides. Eux étaient déjà bien loin. Incohérence.


IV. Apparition

A l'heure du deuil, voilà que renaissent les horaires tumultueux qui détruisent tout être abord ; voilà que renaît le connard languissant qui dit toujours : "je t'aime" ; cet abruti malheureux qui ne fait rien d'autre que de te suivre, ce bâtard mourant et défaillant qui pourtant... pourtant... pourt... p...

...

... n'a jamais cessé de t'aimer.


V. La musique

Il joue une musique.


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 PS : "as a Zelda fan" ; je me dois de supporter ce beau gaucher talentueux, désolé mon petit blog.

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