Un temps, deux temps.
Je sais pas si je vais vomir maintenant ou dans deux minutes, pencher ma tête sur les chiottes de la voisine et m'excuser le lendemain.
Je sais plus où je suis. Dans ma vie, dans ma tête, ni dans mon corps ou dans mes rêves.
J'erre même pas, j'ai pas la force et le soutien pour.
Comment je peux réussir à écrire ici ?
Parce que je fais l'effort.
Je tape sur le clavier, j'aligne les mots, je reviens en arrière quand je me trompe - beaucoup ; je fais tout ça et ça me semble normal, parce que la finalité c'est de dire. Parler, dire, conter, raconter, enchanter, voire même tromper et mentir, moi je m'en fous, ça m'intéresse, ça m'intéresse pas, en tout cas j'y passe mon temps.
Manger, chier, crever, me rebeller ; je m'en fous. L'important, c'est de parler, de dire, d'en pondre une belle.
L'Histoire, une histoire, des histoires ; de chanter des mélodies inaltérées et inatteignables, inaccessibles au commun des mortels.
Eveiller chez les morts des rêves suspendus.
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