Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
La courbure de tes seins... ce doux relief.... je ne veux plus le voir. Je ne veux plus en entendre parler. Autour de moi, en moi, en dehors. Tu me détruis. Je t'aime à en crever.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
Médolie, je t'aime, et j'en meurs. Je ne sais plus quoi faire de mes dix doigts... je ne sais plus regarder les gens. Je ne sais plus voir les femmes. Ca me détruit. S'il te plaît ; disparais. Laisse-moi sombrer idiot au milieu des foules. S'il te plaît.
Je suis con, un abruti.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
En bas, ici, ils me racontent des histoires : je n'écoute pas. Enfin, si, j'essaie, mais... je ne comprends rien. Je pense à toi dans le RER. Je prie pour toi dans le bus. Je crie ton nom dans ma tête quand je fais le trajet entre l'arrêt de bus et le boulot. Je me tais quand j'y arrive. Je crève pendant sept heures.
Je sors, je pleure ton nom.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
Tes chorégraphies dansent dans ma tête. Je rêve de toi ; je me réveille : tu n'es pas là. Je meurs. J'en crève. Bordel. Nous avons gâché tant d'espoirs...
Médolie... tu résonnes en mon crâne même. Tu stimules mes neurones. Puis mes neurones meurent. Tu n'es pas là. Je n'y crois plus, tu ne vois rien, tu ne viendras pas. Médolie...
Je souffre. Tellement.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
Le Ballantines coule dans ma gorge à l'heure où j'espère que tu liras ces lignes. Non, je n'ai rien pour toi. Rien ; pas de richesse indécente, pas de malaises hitlériens ; pas de dénégations imbéciles. Je n'ai rien pour toi.
Médolie...
Médolie...
Tu ne m'entends pas. Les prostituées et leurs macros turcs se bousculent au palier. Les blondes se trémoussent sur la musique stupide du club. Je bois une autre gorgée. Non, Mélodie, non... tu n'es pas là. Je te reverrai dans mes cauchemars.. tu te tapes un beau parisien autiste, et je n'ai pas le droit de critiquer... je suis une poule jetée au milieu de coqs en rut, en sachant très bien que je n'ai rien à voir avec la poule...
Echos.
Images.
Souvenirs.
Médolie, tu me détruis. Encore maintenant. J'en ai parfois envie de crever, comme jamais auparavant. Tes caresses... tes mains ; tes doigts ; tes mèches projetées en arrière, sur le matelas, tes halètements invertébrés, nos jouissances nocturnes... tes lèvres dressées en un dernier soupir, pendant que je projetais les miennes dessus... où es-tu, Médolie ?
... je n'entends plus que des ombres, tangentes absurdes et avalées par la douce lumière du crépuscule... où-es tu, Médolie ?
Je t'aime.
Je t'aime.
J'ai perdu la vue en te voyant, la première fois, remontant ce couloir telle une sirène fachiste.
Je suis tombé amoureux de ton corps.
De ton âme.
Je ne suis plus rien que des mots... et moi... maintenant... je dois me reconstruire... courage... regarder d'autres femmes... essayer de les voir malgré les larmes qui coulent au creux de mes yeux... ces paires de seins... c'est toi... ces fesses... je veux les tiennes. Ces yeux... ces lèvres pulpeuses... non... je ne veux plus y penser. OUBLIE-MOI.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
Mal de tête. Je prie ton nom. Tu ne viens pas. Je me décide à t'oublier.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
On me raconte des histoires à ton sujet.
Certains ont même vu des photos Facebook.
Tu embrassais un autre garçon.
Médolie... je savais que tu étais perdue... mais à ce point-là... non, je ne peux plus rien pour toi, Médolie.. tu es allée trop loin. Tu as voulu me tromper, me faire rougir, puis me rejoindre... Médolie.. je connais les sentiments humains par coeur... tu croyais que ça marcherait... Médolie... Médolie... une gamine, tu es...
Quelques coups s'effritent sur la porte de mon appartement. Probablement la poste... un colis pour le voisin... un voisin mécontent... quelques coups sur la porte... le passé qui ressurgit... BOUM BOUM BOUM ; alors j'y vais, lent, mou, arriéré... j'y crois : j'ouvrirai, tu seras en face, avec ton bagage. Tu me diras :
"Je t'aime. Je suis désolée. Je ne savais pas qui tu étais.
- Je crois...
- Je t'aime. Je t'aime.
- Souvenirs...
- Je t'aime ; je t'aime : je t'AIME.
- ...mes souvenirs... mes âmes... vous mes bonheurs... je parle tout seul.
- Je..
- Nubile puissance en rut, daignant porter tes yeux manichéens sur mon sort putride ; lacéré deçà, delà, delà, deçà, au travers même de l'univers... l'Univers... Parallèle... et moi, parallélépipède rectangle jeté à ton propre sort... toi qui me détruis et me hais ; puis m'admire le jour suivant."
Et puis la porte décalée, le livreur me toise de son air mongolien :
"Ein Paket fur Ihre Nachbar."
Je pleure.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
"Oui, oui, je prends... je lui donnerai. Oui, une signature... ah, pardon ! j'ai tiré à côté ! bon, je signe encore alors : hop, signature ! c'est bon, monsieur. Ja, ja, tschüs, danke, tschüs."
La porte se referme, à ce moment-là... vois-tu simplement ce que tu détruis... je ne crois pas.
Je ne veux plus te voir. Plus entendre parler de toi. Plus te sentir. Laisse-moi. Laisse-moi... s'il te plaît...
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