Petit, tu n'as jamais su pourquoi tu étais là.
Petit, tu n'as jamais su pour quoi tu étais là.
- dit le cowboy dans les "filmes" estampillés américains que tu te tapes à gros coups de pop-corn.
Tu ne sais tellement pas pourquoi tu es là que, dès deux mois, tu te mets à chialer dans les bras de ta mère, puis qu'à six mois, tu demandes à ce qu'on te torche le cul plus gentiment, puisque, allez, tu es un roi, après tout, non, hein, mais c'est bien l'impression que tu en as, quelqu'un s'occupe de toi ; tu ne sais pas du tout pourquoi tu es là.
Quand tu as quatre ans, tu n'es pas plus avancé. Tu es con, c'est tout, c'est une VERITE fondamentale, pas besoin d'aller plus loin, tous ceux qui, autour de toi, ont la capacité de le voir, le savent : tu es con.
Mais, quoi, non, on ne peut pas ôter la vie à une créature débile comme toi : il faut que tu survives, tu es l'homme évolué, et point.
A ce moment-là, le lecteur se dit intérieurement : "quoi ? ce mec-là se la pète, nan ? attends... ah, il écrit sans fautes, ou presque, donc ça veut dire que c'est commandité par les Services Secrets qui mènent nos vies ; ah, ouais, j'ai pigé, ce mec là est à prendre au second degré."
A six ans, sept ans, huit ans, tu commences à fréquenter plus de tes pairs, à l'école, au sport, tu vois des gens, en dehors de ta famille, tu dois apprendre à te tenir, mais... mais... tu ne sais pas comment faire... tu ne sais pas comment ça marche...
... et quand on sait pas comment faire, on a plus tendance à taper sur ceux qui savent qu'à se remettre en question.
C'est pour cette raison, et pour cette raison seule, que la connerie est un virus perpétré au travers des sociétés depuis des âges ancestraux, et pour cette raison seule, que la démocratie est à prendre avec des pincettes altérées - elles ne sont que créations de ces mêmes cons qui vont venir vous dire que vous avez tort de les utiliser.
La solitude est un mal.
Le miroir est un mâle.
Ma bite en puissance vous renverrait aux ères païennes.
Et ce que j'attends de vous, c'est simplement que vous disiez :
"Je ne suis qu'un animal (...)"
" (...) mais en animal en hibernation (...)"
Seulement, tout ce qui vous vient en tête, c'est :
"lol, t'as un fb ?"
... et là, moi, honnête, je me sens très con itou.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire