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Le
frisbee négligemment posé sur la table du salon. Les cendres des cigarettes
fumées plus tôt dans la journée. La petite culotte accrochée à
l'abat-jour. Le sourire du type qui ferme la porte, en murmurant
quelques mots dans un langage agressif.
Je me réveille encore une fois, la peau accrochée au visage, les mains au bout des bras, silencieux et triste, mais violent et désespéré. Le type d'hier me colle à la joie, je me souviens de ses accords nonchalants, lorsqu'il déblatérait pour choper la jolie blonde d'en face. Je n'avais rien d'autre à marmonner, rien de mieux à dire, alors j'avais décidé de me taire. De toute manière, si elle ne pointait pas le bout de son nez vers moi, c'est qu'elle avait d'autres chats à fouetter, et cela me suffisait amplement. Ca ajoutait des harmonies à la mélodie qui secouait l'horizon actuel.
Je me réveille encore une fois, la peau accrochée au visage, les mains au bout des bras, silencieux et triste, mais violent et désespéré. Le type d'hier me colle à la joie, je me souviens de ses accords nonchalants, lorsqu'il déblatérait pour choper la jolie blonde d'en face. Je n'avais rien d'autre à marmonner, rien de mieux à dire, alors j'avais décidé de me taire. De toute manière, si elle ne pointait pas le bout de son nez vers moi, c'est qu'elle avait d'autres chats à fouetter, et cela me suffisait amplement. Ca ajoutait des harmonies à la mélodie qui secouait l'horizon actuel.
- Vous prévenir ? personne ne le pourra."
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"Là où je vais, personne n'est encore reparti. Tu as une dernière chance, JoliCoeur. Après, je me serai envolé, et tu n'auras plus aucune nouvelle.
- Je ne viens pas.
- Alors adieu, JoliCoeur. Adieu, et à jamais."
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Pascal arrosait l'A11, ses phares jetés sur le bitume comme du matériel de la DCA. La FC-32, sa voiture tremblait à cause des suspensions qu'il n'avait pas encore fait réparer. Il ne songea pas que cela aurait été une bonne idée : il conduisait, il était occupé. Il n'était pas comme tous ces flics qui se livrent dans les romans jusqu'à plus soif, non ; lui n'avait - tout simplement - aucune arrière-pensée ou matière à orgueil.
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"Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." vous avez l'heure s'il vous plaît ? oui 2h37 merci au revoir "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi." "Moi, moi, moi, moi.".
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Lorsque St Exupéry a atterri sur l'île des Cochons, son premier soin a été de faire croire qu'il était disparu. Il détruisit tout ce qui restait de lui et demanda à un vrai ami d'indiquer à tout le monde qu'il était parti de l'autre côté. Quand Exup' eut fini tout ça, il repensa au Petit Prince et se dit :
"Bordel de dieu, c'est quand même pas terrible comme livre."
* TONNERRE *
QUI ES-TU POUR TE PERMETTE CE CRITIQUER CE LIIIIIIIIVRE ?
Exup' ne respirait plus. On ne parlait pas du ciel. Ou alors c'était Raymond qui lui faisait une blague dans son Coucou 500, pour son troisième vol au-dessus de l'Atlantique.
JE T'ENTENDS, HEIN.
Exup' se calma et comprit aussitôt que l'esprit du bon goût était venu lui rendre visite ; c'était lui qui décidait de ce qui avait le droit de se dire ou non. Sinon, amende.
JE T'ENTENDS TOUJOURS. TIENS, TON AMENDE.
"Mais, dit Exup', le Petit Prince, c'est moi qui l'ait écrit. Les planètes, la rose, le renard, tout ça, c'est... moi. Ca venait de mon subconscient, je voulais juste donner des trousseaux à nos garçons et fil...
BON, BON, D'ACCORD, CA VA. PRISE D'OTAGE SUR LA PLACE RAIMBAUD, 14EME. PRENDS LA MOTO-VOLANTE-QUI-TE-REND-INVISIBLE-COMME-CA-LE-PEUPLE-NE-SAIT-PAS-QUE-NOUS-LUI-SAUVONS-LA-VIE-EN-SECRET ET RATTRAPE-TOI.
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"Allez, un p"tit morceau.
- Ok.
(...)
- On arrive à rien. ... on baise ?
- Chaude."
Mes derniers contacts avec mon ex se limitèrent à ça. Depuis, je sais qu'elle est avec un autre homme, peut-être plus proche que moi sur le sentier qui mène au bonheur. Je m'en fous un peu, je m'en cale la prune, je m'en défais. "On ne trouve pas l'amour sans casser quelques queues" dit ce célèbre proverbe qu'on attribuerait, selon les sources, à Olympe de Gouges.
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