Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
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20 décembre 2014

#4 Intermède - RISK ET P&RIL

Oui... nous savons exactement ce que cela fait d'être face à la femme de vos rêves, sans pouvoir lui avouer vos sentiments. Cette retenue, ce bon sens, ces bonnes - ahem ! - manières, nous les avons testées ; nous savons ce que cela fait de se sentir mis à l'écart, rejeté, tenu pour compte, en arrière, à l'improviste.

Pour ces raisons, et pour toutes celles que nous n'avons pas sus-citées, nous avons jugé bon d'envoyer l'un de nos spécialistes de l'Autre Côté. Pour qu'il puisse, peut-être, voire sûrement - enfin - nous ramener une quelc'"once" de vérité sur comment dire aux femmes qu'on les aime sans qu'elles pensent qu'on ne veut que les baiser.

(même si on apprécierait ça aussi)


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# CHRONIQUES D'UN MALE... non ! CHRONIQUES D'UN JOURNALISTE SOLITAIRE #
           la réalité mise à mal donne la raie alitée qui mise pour un mâle*

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          Salut...

          Oui, j'ai rêvé de toi hier... je t'ai vue dans mes rêves en me levant ce matin ; tu étais présente au travers de la brume qui finissait d'obscurcir les trempes de la nuit. Tu disais... tu disais... ou bien... était-ce moi qui disait... qui répétait... indéfiniment... ces mots...

           Chérie,

          Je t'ai aimée dès que je t'ai vue.

          Je ne saurai jamais comment expliquer tout ça.

          D'ailleurs, je n'aurai jamais les mots pour : chacun de mes Verbes sera mensonge : tout Amour n'a aucun Prix, ton Amour n'a aucun Son.

           Amour, je te mentirai cent fois, voire plus. Je ne te négligerai pas, mais je te laisserai sûrement de côté. Amour, je ne serai pas toujours là.

          Il y aura entre nous des dizaines de barrages, bien avant que nos yeux ne se croisent, et encore plus après, mais ils ne seront que châteaux de sables sous mes pieds. Il y aura de nombreux abrutis, mais ils crèveront derrière leurs meurtrières, persuadés de détenir le bon sens au sein de leur matière grise, qui en est pourtant dénuée ; et de capacité d'aimer, et, huit fois, tu tenteras de te jeter parmi eux pour me tuer, et, huit fois, je les combattrai, et, huit fois, tu projetteras ton corps dans le passé pour rejeter tes démons dans les entrailles qui leur donnèrent vie.

          Amour, tu ne m'as jamais compris, parce que je suis un homme, mais tu ne m'as surtout jamais compris parce que tu n'as jamais réellement pris le temps de me connaître, pris le temps de discuter avec mes pairs, pris le temps de discuter avec moi, tout court.

          Amour, tu t'es toujours demandé pourquoi je t'aimais, alors que rien ne t'était promis.

          Amour, je t'aime, c'est tout.

          Il n'y a rien à ajouter, that's all, je t'aime parce que c'est un fait, parce que, au ras du sol, nous ne sommes que des ombres persiflantes, violentes - voire violées - stupides et persistantes, toutes lovées et dégoûtées, comme les cordes que nos pères jetèrent au sommet des monts qu'aucun de nos ancêtres n'avait frôlé avant nous.

          Amour, notre Père, au Cieux, fera de moi un croyant, si tu es capable de me prouver que la RELIGION est une relique dont nous pouvons nous passer ; dont nous pouvons nous passer, mais qu'il nous faut citer, car elle contribue au...

          ...

          ...

          ... Amour... je me perds... je te reverrai...


          Fin du reportage 


* à ne pas prendre négativement

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