La dernière personne qui m'en a parlé s'est pendue...
La solitude...
D'aucuns vous disent que ce n'est qu'une illusion, parce qu'au final, il n'y a toujours de soi aucune projection concrète, ce qui nous amène à être... toujours... tout... seul.
J'ai rencontré une fille, il y a peu, qui m'a dit que j'en avais peur.
De la solitude.
Alors, aussi humblement que je le pouvais, je n'ai cherché qu'une chose : expérimenter la solitude, comme je la définissais alors, pour mieux appréhender ma compréhension de moi-même, de ce que je n'étais pas, et de ce que la part de réalité que cette personne avançait pouvait, le cas échéant, mettre en balance vis à vis de mes rêves, de mes projets, et de mon futur.
Bref ; j'ai donc vécu la solitude au sens strict pendant presque un an : vivre seul, dormir seul, boire (de l'eau) seul, et ne chercher à sortir que pour prendre du plaisir à voir le manque de communication ruiner les efforts inertes de mes contemporains.
J'y ai trouvé du plaisir, de la désolation ; certes. Mais avant toute chose, j'y ai trouvé une réponse à la question :
" Mais, au final, tu n'aurais pas... comment dire... enfin, tu sais... tu n'aurais pas peur d'être seul, en fait, par hasard ? "
Vous voulez connaître cette réponse, je suppose.
Voulez-vous ?
La voici :
" Ma chère amie, toi mon amante, sache que ta question est caduque, si tant est que tu la poses correctement. De un, parce que tu ne soumets pas ton équation à la bonne personne - j'y viendrai - ; de deux parce que tu ne connais, au final, rien de moi. Pour revenir à mon premier point, il est nécessaire d'expliquer que j'ai toujours vécu seul, et qu'il m'apparaît humiliant que toi, qui a toujours été entourée, oses te poser en juge de ma propre existence (...) "
Je ne porterai pas la balise des guillemets plus loin, mais voilà l'essentiel : pourquoi, pourquoi, les Hommes qui vivent entre Hommes se sentent obligés de crier sur les toits qu'ils ont connu la solitude, alors que ça n'est pas le cas ? et, qui plus est, d'amener aux oreilles des vrais ascètes des phrases telles que celles présentes plus haut ? quel intérêt ? de la branlette sociale ? masturbation intellectuelle ?
Ou bien, peut-être, ne mettrais-je en avant que la pure puérilité destructrice qu'entretiennent des applications dites de "réseau social" qui ne font qu'abîmer un peu plus vos égos ?
J'ai pour habitude d'ouvrir des sujets, mais ce soir je peux fermer celui-ci, parce que j'ai toutes les réponses.
De un, oui, je vis seul depuis que je suis né, et je m'en porte très bien. Les cons frappent à la mienne tellement souvent que je ne trouverais aucun intérêt à pratiquer une morale inverse.
De deux, je blâme ceux qui peuvent me juger, non pas pour la portée de leur discours, mais bien parce qu'ils sont encore plus cons que leurs contemporains : au moins, ces derniers ont la sagesse de se taire.
De trois, je me blâme moi-même, parce que j'ai été assez con pour m'amener à rencontrer ce genre de cons.
De quatre : quelqu'un a encore des chips ?
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