Je vois ta chanson arriver, je vois le feu rouge au croisement et la voiture qui se plante de manière misérable. Je ne suis pas devin.
Je ne suis pas l'un de ces communicants de merde. Ceux qui te jugent et te jaugent, enfin, qui prétendent le faire. Puis, qui, une fois leur journée terminée, rentrent chez eux et s'endorment en attendant la suivante. Non, plutôt crever que juste visualiser l'étendue désespérée du champ d'un mètre carré qui représente votre conscience.
Vous vous pensez savants, vous donnez votre avis non comme vôtre, mais comme bon, mais, moi...
... moi, à côté de vous, sous mes allures de débile, je traîne un pâté de maison.
Donc, je disais : j'ai un don, je vois le futur. Je sais ce qui va arriver.
Toi, tu ne sais que comment t'habiller, comment écrire "#metoo", tu ne sais que te faire couper la barbe et te saper. Tu crois que je t'en veux, que je suis aigri, que je suis gros, moche, abruti et lent ? Oh, non.
Je te regarde.
Ca fait des années que je suis sur Terre, que je t'observe.
Tu sais ce qui est drôle ? C'est que tu n'as aucun libre arbitre. Tu suis, tu fuis, tu te crois meilleur, tu penses meilleur, tu es persuadé(e) que tu vaux mieux que moi.
Et tu reçois mes messages, tu penses les analyser, derrière toute ton affaire, tu es sûr d'être en mesure de me mettre à mal. Sûre ?
As-tu déjà réfléchi ? As-tu déjà été toi ? TOI, ce vague concept qui t'échappe, tout communicant que tu es. Sais-tu qui tu es ? Sais-tu, tout juste ? Tu parles, beaucoup, et tu ne mens qu'à une seule personne : TOI.
Je te laisse avec un vieux dicton que je viens d'inventer (oui, tu diras que je suis orgueilleux, ça te fera du bien, laisse-toi couler au milieu des égos):
"Seul, reste seule la conscience d'être, et si je ne l'aime pas, alors c'est que je deviens quelque chose d'autre."
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