Ils m'ont dit plusieurs fois qu'il n'était pas nécessaire d'ouvrir ma gueule.
Ils n'étaient pas supérieurs, ils n'étaient pas mes maîtres, mais ils étaient plus nombreux.
Ils chuchotaient, au-delà des arènes, des sentences de mort que nul autre que moi n'était capable de supporter.
J'en prenais plein les oreilles.
Je ne me suis jamais plaint.
Ces gens-là, vous leur donnez le bras, ils vous prennent l'épaule. Il n'y a rien à faire.
La plupart des gens diront ça :
" J'en ai marre de pardonner, lol. Je ne veux plus vivre tout ça, kikoo. Je souffre trop, le monde est injuste, ça me fait chier de devoir me sakrifiai pour des gens qui n'en valent pas la penne. Je ne veux plus avoir à passer au travers de tout sa, sa me fait trop de mâle. Il est temps que je prenne ma vie en main. "
Vous-même, en les lisant, vous penserez :
" Ces gens-là font tellement de faute qu'ils ont forcément un QI décadent, de ceux qu'ils vaut mieux éviter de fréquenter, sous peine de se retrouver soi-même à forcer comme eux la porte du subconscient pour espérer un jour retrouver les indices d'une trace de soi, perdue, ancienne et délabrée, qu'on jettera au placard parce qu'elle n'aura plus lieu d'être en heure et place de sa découverte. "
Mais qui comprendra réellement que l'un comme l'autre, vous restez au sous-sol d'un bâtiment qui ne s'étend pas seulement à la verticale ?
Et surtout, qui aura le tact de se jeter par l'une des fenêtres ?
Non, je l'avoue, j'ai vécu assez longtemps et compris assez l'espèce humaine pour répondre sans plaisir :
" Personne. "
J'aimerais faire des fautes sur ce mot, là. Mais je ne puis plus en faire. Vous en avez déjà ignoré trop, au-dessus...
Alors, qui est le vrai fautif ?
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