Le corbeau, fatigué, se posa sur la cime du premier sapin qu'il aperçut. Il survolait une forêt, dense et étalée. Du haut de son perchoir, il composa, par une série de multiples regards rapides et pourtant vigilants, une cartographie des environs. Il y avait deux, trois, quatre clairières ; pour peu qu'il représente l'information de cette manière.
J'avais pris le parti de camper deux jours sur les vestiges de fondations gaéliques, à la fois pour me reposer, et puis parce que j'avais besoin d'aller nul part. En tout cas, à un endroit où personne n'aurait pensé venir me chercher. Donc un endroit que je ne connais pas moi-même.
Et le gaélique, c'est franchement pas ma tasse de thé.
Je ne sais donc pas pourquoi j'ai grimpé en haut de cet arbre, en ce début de vendredi, pour aller attraper et dévorer un corbeau.
Quand je suis rentré chez moi, ma femme m'a simplement conseillé d'aller voir un psychiatre. Ce faisant, il m'expliqua que j'avais subi une crise de folie passagère - il parla d'une Exmonellos Pulsis, et me rappela que les fleurs poussaient bien sur Terre ; ce que je savais, évidemment. Mais je ne lui en tins pas gré, puisqu'il était médecin.
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