Au début, tout était beau.
Il y a eu quelques discordes, mais ça marchait quand même. Je ne savais pas l'expliquer ; je crois que j'étais amoureux. L'étais-je ? ou faisais-je semblant ?
Puis, peu à peu, il y a eu ces risques, ces rixes, ces paroles sans intérêt. Il y a eu des débats sans queue, et sans tête, des délires manichéens censés prouver au monde la valeur de notre monde insensé : car nous étions amoureux. Un jour tu avais dit :
"Paul, je t'aime, je t'aimerai toujours."
Et le second :
"Qui es-tu, toi, qui ne me connais pas ?"
...
...
...
Est-ce que j'aime ? Est-ce que je peux aimer ?
Est-ce que c'est de ma faute ?
Mes yeux se brouillent ; je t'assure : je voudrais en dire plus, mais là, j'ai juste mal partout. Mon corps saigne de partout, je perds tout, je ne suis plus rien. Et je devrais encore dire merci ?
...
...
Je n'ai pas d'autre choix : le Paul qui dort va devoir se réveiller.
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