Je marche, je passe le pont, trois sirènes.
Eh oh, eh oh, Paul, eh oh, eh oh !
Jour deux. Personne. Je marche toujours, j'y crois à mort, je n'ai plus beaucoup de matériel. Je m'endors dans des bâtiments abandonnés, je trouve la peine de taper quelques mots au clavier.
Eh oh, eh oh, Paul !
Jour trois. Je me suis réveillé avec la peur au ventre. Jamais vu ça. Jamais eu autant peur comme ça. Jamais joui comme ça. Je crois que je vis la phase du pour et du contre, la révélation subite dictée par les angélismes subalternes des contraintes océanes croisées au cours de ma route. Je ne doute pas, je continue.
Paul ?
Jour quatre. Il me manque un bout de raison. Qui suis-je ? un aigle, tout pourvu de ses plumes, de son bec et de sa gueule est venu se coincer tout contre ma face. J'ai pas réagi, rien dit. J'ai empoigné la bouteille de prune, l'ai menacé, lui ai lancé un regard viril, et il s'est barré. J'ai enfilé mon futal et pris mon sac et me suis tiré. Derrière, de la glace.
Jour cinq. Elle pleure, sans cesse.
Eh oh, eh oh, eh ohhoheohoe PheoAoeoheoeUoehehehLeoeheoeoeeoeheoeho ?
Jour six. Trois morts, deux de mon groupe. Je me suis cassé l'annulaire gauche durant la bataille, j'ai du mal à taper. Rapport persistant et incomplet.
Ouuuuuh, ouuuuuh, Paaaaaaaul ?
Jour sept. Fatigué.
Paul ? Paul ? Paul ? Qui es-tu ?
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