"Sais-tu qui je suis ?"
"Je suis ton pire cauchemar. Je vais te hanter. Je te hanterai. Ici ou ailleurs. Rien, je n'oublierai rien. Je te suivrai. Ici, partout. Je serai ton ombre."
"Sais-tu ce que tu as fait ? tu as profané des tombes, et seules les tombes ont été assez humbles pour te le dire. Tu as insulté des esprits, mis à mal des sacs, remplis d'ossements. Tu as profané des tombes. Tu as menti, tu as insulté."
"Ton "Dieu"... crois en lui... crois en lui tant que tu peux.... tu es déjà mort. Une ombre en oubli... crois en lui... tu vas mourir..."
"Pense... oui, vas-y : "pense"... c'était une porte ouverte... et tu y as pénétré... tu vas crever... et personne ne pensera à toi... tu as profané..."
L'Homme se leva. Il se lava. Il porta les yeux vers le sol.
Et puis...
Et de l'Ombre vint le Ciel.
L'Homme se retourna, lava ses yeux, et les jeta vers le Sol. Enfin, il était vivant.
Enfin... et si peu. Que lui restait-il ? rien.
Rien, rien, rien, rien, "rien", murmurait-il. Il n'avait d'ombrage que de parole, que de mensonges que les astres, mais pourtant...
... pourtant, dans ce "rien", il vit le tout.
Et ainsi le corbeau apprit à marcher.
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